Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que tout accord entre l’Iran et les États-Unis devait reposer sur le respect mutuel et des engagements réciproques, et non sur des menaces ou des pressions unilatérales.
Dans un message publié lundi soir sur X, il a écrit : « L’entente repose sur la réciprocité. Si la partie américaine respecte le mémorandum d'entente, nous respecterons nous aussi nos engagements. »
« Notre approche face aux fanfaronnades déraisonnables et aux menaces sans fondement consiste à nous appuyer sur la rationalité et la dignité humaine dans les processus décisionnels, ainsi qu’à assurer une défense ferme et sans crainte lorsque vient le moment d’agir. »
Ces déclarations interviennent alors que les deux parties s’efforcent de mettre en œuvre un mémorandum d’entente négocié par le Pakistan et le Qatar, visant à mettre fin au récent cycle d’agressions américano-israéliennes et à réduire les tensions régionales.
L’Iran a toujours affiché sa disposition à mener une diplomatie sérieuse reposant sur les principes de justice et d’égalité, tout en rejetant catégoriquement toute forme de contrainte ou de promesses vaines.
Les responsables iraniens ont maintes fois affirmé que, tout en privilégiant des solutions pacifiques fondées sur le dialogue, la République islamique d'Iran reste pleinement disposée à défendre sa souveraineté et sa dignité nationale avec fermeté et détermination.
Sur le même volet, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué lundi que les discussions techniques avec les États-Unis ne débuteraient qu’après la mise en œuvre complète des principaux termes du mémorandum d’entente bilatéral en 14 points.
Il a rejeté les informations faisant état de consultations imminentes à Doha, affirmant que l’Iran n’est pas encore convaincu du respect des dispositions de l’accord.
Ces déclarations font suite à des informations relayées par les médias américains et à une publication du président Donald Trump sur Truth Social, évoquant une possible rencontre à Doha entre les représentants des deux pays pour discuter des différends restants, notamment ceux liés au détroit d’Ormuz.
L’Iran a démontré son sérieux quant aux engagements réciproques ; la question est de savoir si la partie américaine est prête à en faire de même.