Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) avertit que l’Iran répondra avec plus de vigueur à toute future violation des accords ou ententes de cessez-le-feu par les États-Unis et Israël.
Le général de brigade Hossein Mohebbi, porte-parole du CGRI, a affirmé dimanche 28 juin que les forces armées iraniennes avaient toujours riposté à toute action hostile et continueront de le faire à l’avenir.
« Chaque fois que l’ennemi violera des accords ou un cessez-le-feu, il recevra une riposte plus sévère qu’auparavant », a-t-il déclaré. Mohebbi a ajouté que Washington avait une fois de plus prouvé que personne ne pouvait lui faire confiance pour respecter ses accords.
Il a qualifié l’ennemi de « fourbe et peu fiable », mettant en garde contre la possibilité que des actions déstabilisatrices soient entreprises par les États-Unis, même en pleine période de négociations.
Mohebbi a toutefois réaffirmé que les forces armées iraniennes restent en état d’alerte maximale et que leur réponse à toute action hostile sera « décisive ».
Ces remarques interviennent après que les forces armées iraniennes ont lancé, dans la nuit de samedi à dimanche, des opérations de missiles et de drones contre huit installations militaires américaines dans la région, en représailles à de nouvelles attaques contre le territoire iranien.
Cette opération de représailles a fait suite à une annonce du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) selon laquelle les forces américaines avaient mené une nouvelle agression contre des cibles en Iran.
Le CENTCOM a prétendu que les frappes avaient été menées en réponse à une attaque contre un pétrolier dans le golfe Persique.
Les forces navales du CGRI ont déclaré vendredi avoir tiré des coups de semonce contre un navire qui avait ignoré des avertissements répétés lui interdisant d’emprunter une voie non autorisée à travers le détroit d’Ormuz.
Ces développements interviennent dans un contexte d’efforts diplomatiques continus, notamment le mémorandum d’entente récemment signé entre Téhéran et Washington, en vertu duquel les États-Unis ont levé leur blocus naval illégal des ports iraniens.
Le mémorandum d’entente en 14 points exige la réouverture du détroit d’Ormuz, qui est un corridor énergétique mondial vital, à condition que les États-Unis et leurs alliés cessent totalement leur agression militaire contre l’Iran et ses alliés régionaux, dont le Liban.