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La ligne de communication entre l’Iran et les États-Unis dans le détroit d’Ormuz est de nature politique, et non militaire (exclusif)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le navire Epaminondas lors de sa saisie par le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dans le détroit d’Ormuz, le 24 avril 2026. ©Reuters

Ce samedi 27 juin, une source sécuritaire a confirmé l’établissement d’une ligne de communication entre la République islamique d’Iran et les États-Unis dans le détroit d’Ormuz, précisant que ce canal est exclusivement de nature politique et ne constitue en aucun cas une ligne directe militaire entre les forces armées des deux pays.

S’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de Press TV, la source a indiqué que, si un canal de communication a été mis en place, il ne s’agissait pas d’un mécanisme de coordination militaire.

La source sécuritaire a réaffirmé les droits souverains de l’Iran sur le détroit d’Ormuz, avant de souligner que l’établissement de cette ligne de communication n’implique aucune forme de coordination avec les États-Unis concernant le passage des navires dans cette voie maritime stratégique.

« Tout transit dans le détroit [d’Ormuz] doit s’effectuer par les itinéraires officiellement définis par l’Iran », a précisé la même source.

Cette confirmation intervient au lendemain des déclarations du porte-parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général Hossein Mohebi, qui a démenti les informations faisant état d’une ligne de contact avec les États-Unis dans le détroit d’Ormuz.

Selon les informations disponibles, cette ligne de communication s’inscrit dans le cadre d’efforts plus vastes déployés afin de prévenir tout incident dans cette voie maritime stratégique, par laquelle transite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole.

Les États-Unis et l’Iran ont de nouveau échangé des tirs dans la nuit de vendredi à samedi après que des navires commerciaux naviguant en dehors des voies maritimes désignés par l’Iran ont été pris pour cible. Téhéran a rejeté les allégations selon lesquelles il serait à l’origine de ces attaques.

Cette évolution intervient après que Téhéran et Washington ont signé, le 18 juin, un mémorandum d’entente qui comprend des dispositions relatives à la sécurité du passage des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.

L’article 5 du mémorandum d’entente d’Islamabad prévoit l’ouverture des discussions entre l’Iran et Oman afin de « définir la future administration et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz » et « conformément au droit international applicable et aux droits souverains des États côtiers ».

La République islamique d’Iran a, à plusieurs reprises, fait état de son autorité sur le détroit d’Ormuz.

Vendredi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a publié un message sur X, dans lequel il a écrit que « la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz ne peut être garantie sur la base d’arrangements ambigus, d’itinéraires parallèles ou d’une prise de décision qui ne tiennent pas compte du rôle de l’Iran en tant qu’État côtier ».

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV