La situation devient plus désespérée d’heure en heure au Venezuela, samedi, alors que les habitants fouillent les décombres des maisons et des immeubles effondrés, trois jours après le double séisme dévastateur de magnitude 7,2 et 7,5. Près de sept millions de personnes seraient affectées. On déplore près de 1 000 morts et des dizaines de milliers de disparus, selon un rapport des Nations Unies.
« Jusqu’à 6,76 millions de personnes pourraient avoir été touchées par les séismes dévastateurs qui ont frappé le Venezuela, dont deux millions rien qu’à Caracas », a analysé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations Unies. L’organisation onusienne précise que ces estimations s’appuient sur les données démographiques disponibles et sur l’analyse des dégâts.
Deux puissants tremblements de terre ont frappé coup sur coup le Venezuela, mercredi 24 juin au soir. Le bilan national s’élève à 920 morts, tandis que des victimes demeurent piégées sous les décombres à La Guaira et dans d’autres endroits.
Selon l’USGS, le Service géologique des États-Unis, une première secousse, de magnitude 7,2, est survenue à 18 h 4, heure locale à une profondeur de 21,9 km, à environ 170 km à l’ouest de Caracas, la capitale. Une deuxième, de magnitude 7,5, à 10 km de profondeur, a été enregistrée 39 secondes plus tard, à 45 km de là. Toujours d’après l’USGS, il s’agit d’un double événement et d’une catastrophe qui devrait avoir une ampleur considérable.
Les forts tremblements de terre sont rares au Venezuela, frappé en juillet 1967 par un séisme de magnitude 6,3, qui avait fait entre 200 et 300 morts. Bien que le pays soit situé à proximité de plusieurs failles sismiques, sa position à cheval sur les plaques sud-américaine et caraïbe rend les séismes beaucoup moins fréquents que dans d’autres régions d’Amérique latine.
Le nombre de morts devrait augmenter, et des dizaines de milliers de personnes ont été signalées comme disparues sur des bases de données numériques indépendantes. Ces chiffres incluent probablement des personnes restées injoignables en raison de l’absence de réseau cellulaire et certains signalements peuvent être des doublons.
Les premières évaluations des dommages commencent à révéler l’étendue de la destruction. En collaboration avec le Microsoft AI for Good Lab, l’OIM a reçu une analyse initiale fondée sur la cartographie satellitaire indiquant que 31,5 % des bâtiments de Catia La Mar ont été endommagés ou détruits. Ces analyses aident les acteurs humanitaires à identifier les communautés les plus touchées et à prioriser l’acheminement de l’aide humanitaire vitale, tandis que les évaluations sur le terrain se poursuivent.
Le Croissant-Rouge iranien a annoncé être prêt à déployer des équipes de secours et médicales spécialisées au Venezuela.
Jeudi, Pirhossein Koulivand, chef du Croissant-Rouge iranien, a assuré que l’Iran était pleinement prêt à fournir une aide humanitaire aux zones sinistrées.
« Le Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran est à vos côtés en ces moments difficiles », a déclaré Koulivand dans son message au président de la Croix-Rouge vénézuélienne.
Il a également présenté ses condoléances aux familles endeuillées et à toutes les personnes touchées par la catastrophe et a annoncé que l’Iran était prêt à envoyer des équipes de secours et médicales spécialisées pour appuyer les opérations de secours.