Le député libanais Hassan Fadlallah, membre du Bloc de la Loyauté envers la Résistance, a déclaré vendredi à la chaîne libanaise Al-Mayadeen que le Hezbollah n'autoriserait pas la mise en œuvre d'un soi-disant « accord-cadre » soutenu par les États-Unis qui prétend viser le « démantèlement » du Hezbollah.
« Le Hezbollah s'attachera encore davantage à sa résistance et à ses armes », a-t-il réaffirmé, soulignant que l'opposition du mouvement était « sérieuse » et qu'il ne permettrait pas la mise en œuvre du prétendu accord annoncé plus tôt dans la journée par le département d'État américain.
« Cet accord ne passera pas », a-t-il réitéré, exhortant les autorités libanaises à se retirer des négociations et à annuler « toutes les décisions prises contre le peuple libanais » dans le cadre du processus de ces négociations.
Fadlallah a également affirmé que des négociations directes avec le régime israélien étaient en violation de l'article 52 de la Constitution libanaise. « Personne n'a le droit de lever l'état d'hostilité envers Israël », a-t-il renchéri.
Dans une autre partie de ses propos il s’est directement adressé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour dire : « Ne vous précipitez pas pour annoncer de bonnes nouvelles à votre peuple. »
Le Hezbollah, a-t-il poursuivi, ne permettra ni la destruction du Liban ni l'abandon du destin national.
« Le facteur important est le champ de bataille », a fait remarquer le député, ajoutant que le Hezbollah « maîtrise le champ de bataille »,a-t-il martelé.
Fadlallah a également averti que la mise en œuvre forcée de cet accord ne serait possible qu'en déclenchant une « guerre civile », avec le soutien de Washington.
Selon lui, cet accord vise à « faire échouer » les efforts destinés à mettre fin à l'agression israélienne contre le Liban, dans le cadre d'un mémorandum d'entente négocié par le Pakistan et récemment signé entre l'Iran et les États-Unis.
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La République islamique d'Iran a insisté sur la nécessité de mettre fin aux agressions sur tous les fronts, y compris au Liban, conformément à la première clause de ce mémorandum d'entente.
La position de l'Iran « est claire », a conclu Hassan Fadlallah, rappelant que la République islamique d’Iran avait affirmé qu'elle ne signerait aucun accord définitif avec les États-Unis tant que le régime israélien maintiendrait ses troupes sur le territoire libanais.