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Flottille pour Gaza : de nouveaux témoignages font état de tortures et d'abus sexuels commis par Israël

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre d’extrême droite israélien, Itamar Ben-Gvir (à gauche), harcèle des militants de la Flottille pour Gaza détenus par les forces israéliennes à Ashdod en Palestine occupée, le 20 mai 2026. (Capture d'écran)

Alors que les enquêtes pour « crime de guerre » et « tortures » contre Israël se multiplient à la suite des mauvais traitements infligés à des militants participant à la Flottille mondiale Sumud, une mission humanitaire pour Gaza, de nouveaux témoignages mettent de plus en plus en lumière les atrocités commises par le régime sioniste.

De l’Australie à l’Allemagne en passant par Nice, des militants pro-palestiniens témoignent à l’AFP des brutalités dont ils étaient victimes lors de l’interpellation par le régime israélien.

Meriem Hadjal, Noé Tissot et Malika Baouya étaient tous les trois sur la même embarcation, le Peluxo, un voilier chargé de fournitures scolaires, de lait infantile et de médicaments, lorsqu’ils ont été interceptés par une vedette rapide israélienne, dans les eaux internationales.

Les violences ont culminé lors de leur regroupement, en mer, sur ce que les militants ont appelé le « bateau prison ».

Pour monter à bord, « on m’a tirée par le bras, soulevée avec les mains attachées en arrière. J’ai hurlé de douleur, j’ai cru qu’on m’avait arraché le bras », se souvient Malika Baouya, infirmière niçoise. « On marche tête baissée, mains sur la nuque. On nous allonge sur le sol, dans l’eau de mer stagnante. Des hommes sont tasés (électrocutés avec un taser, NDLR) ».

Ne gardant qu’un minimum de vêtements, munis d’un bracelet numéroté, les militants, toujours courbés vers le sol et entravés, racontent avoir été conduits un à un vers un conteneur plongé dans l’obscurité.

Ils ont ensuite fait état des abus sexuels exercés par les soldats israéliens sur les militants, dénonçant des actes qui portaient atteinte à la dignité humaine.

Rencontrée par l’AFP à Melbourne en Australie, la militante Violet Coco affirme que des soldats l’ont « rouée de coups ». « Ils m’ont frappée plusieurs fois à la tête […] Ensuite ils m’ont donné des coups de pieds, j’ai tenté de me protéger. J’ai été blessée à la main. J’ai chuté contre la paroi du conteneur et ça les a fait rire encore. Elle a également approuvé des abus sexuels lors de la détention.

« Je me retrouve dans cette cour face à une centaine de collègues décoiffés, visage en sang », témoigne Malika Baouya, qui souffre d’une fracture au niveau des cervicales. « J’ai vu une camarade sortir du conteneur de torture le visage tuméfié, en état de choc, un autre le T-shirt déchiré, couvert d’ecchymoses, avant de tomber au sol », ajoute Meriem Hadjal, blessée au pied.

Les militants décrivent les traitements « cruels, sadiques et inhumains » ; ils font état des soldats qui les visent avec des grenades assourdissantes ou des balles de caoutchouc, le manque d’eau, d’hygiène et de nourriture, l’eau de mer qui s’infiltre partout.

Les condamnations internationales se sont multipliées depuis mai quant au traitement réservé à ces 430 militants, dont une trentaine de Français. La France et l’Italie ont ouvert des enquêtes judiciaires pour tortures et crimes de guerre, qui tenteront d’établir les responsabilités, tandis que l’Australie annonçait une enquête indépendante.

L’initiative Flottille mondiale Sumud s’inscrit dans le cadre d’une série d’efforts internationaux visant à rompre le blocus israélien imposé à Gaza depuis 2007, en violation flagrante de toutes les conventions, règles et lois humanitaires et internationales.

Le blocus de Gaza imposé par Israël depuis des décennies a entraîné des pénuries généralisées de nourriture, de médicaments et de produits de première nécessité, et les organisations humanitaires internationales ont mis en garde à plusieurs reprises contre une catastrophe humanitaire.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV