L'Iran affirme que les États-Unis doivent rendent des comptes pour leur « crime le plus horrible » perpétré fin février contre une école primaire de la ville de Minab, dans la province de Hormozgan, car il s'agissait d'une attaque délibérée contre des civils protégés par le droit international.
L'ambassadeur et représentant permanent de la RII auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a formulé cette demande lors d'une allocution prononcée mercredi à New York devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, dans le cadre d'un débat public sur le thème « Enfants et conflits armés », tout en condamnant l'attaque américaine menée à Minab le 28 février.
Dans « ce crime le plus horrible », 168 élèves âgés de 7 à 12 ans, ainsi que des enseignants et des parents, ont perdu la vie, et plus de 96 autres personnes ont été blessées, lorsque l’école a été frappée à deux reprises par des missiles américains.
« De nombreuses victimes sont restées piégées sous les décombres pendant des heures, et plusieurs corps étaient si gravement endommagés qu'ils n'ont pas pu être identifiés », a déclaré M. Iravani aux 15 membres du Conseil de sécurité.
Il a ajouté que les enfants étaient des civils protégés par le droit international humanitaire et qu'ils exerçaient leur « droit fondamental à l'éducation » dans un lieu sûr.
« L’attaque contre Minab constitue deux des six violations graves des droits de l’enfant recensées par le Conseil de sécurité : le meurtre et les mutilations d’enfants et les attaques contre des écoles », a rappelé l’envoyé, réitérant que les États-Unis avaient commis un crime de guerre.
L'ambassadeur de la RII auprès des Nations Unies a souligné que l'attaque « n'est pas seulement une tragédie iranienne, mais aussi une remise en cause de la crédibilité de l'ordre juridique international sur lequel l'ONU a été fondée ».
Tout en prenant acte du dernier rapport du secrétaire général et en félicitant Vanessa Freizer, la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés pour ses efforts, M. Iravani a critiqué le document pour ne pas avoir suffisamment reflété les « conséquences humanitaires dévastatrices » de l’agression du régime israélien contre les enfants en Iran lors de sa guerre de 12 jours en juin 2025, qui a tué 47 enfants.
Selon M. Iravani, l'agression de plus grande ampleur menée par le duo criminel israélo-américain a entraîné le martyre de 220 enfants iraniens, dont 17 âgés de moins de cinq ans, tandis que de nombreuses écoles, institutions éducatives et infrastructures civiles ont été délibérément frappées, détruites ou gravement endommagées.
« On ne peut pas parler de la protection des enfants sans aborder l'un des crimes de guerre les plus graves commis contre des enfants iraniens par les États-Unis et le régime israélien », a soutenu M. Iravani.
Il a exprimé la condamnation sans équivoque par l'Iran de ces crimes de guerre odieux et exigé que tous les auteurs, planificateurs et commandants rendent pleinement des comptes.
« La mémoire des enfants de Minab exige justice, responsabilité et action, et non le silence », a souligné l’ambassadeur, insistant sur le fait que la protection de l’enfance ne doit pas faire l’objet d’approches « sélectives » et que le droit international doit s’appliquer à tous, sans discrimination ni deux poids, deux mesures.