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Téhéran pourrait procéder à des frappes préventives, prévient un haut responsable militaire iranien

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Le général de brigade Ahmad Reza Pourdastan .

Les forces armées iraniennes sont passées d’une doctrine militaire défensive à une doctrine offensive, avec des opérations préventives désormais envisagées, a déclaré un haut commandant iranien, avertissant que le pays n’a pas encore déployé une part importante de ses capacités militaires.

Le général de brigade Ahmadreza Pourdastan, chef du Centre d’études stratégiques de l’armée iranienne, a tenu ces propos lors d’un entretien accordé mardi 23 juin à l’agence de presse Fars, dressant un bilan de la posture militaire iranienne et de l’évolution des rapports de force dans la région.

Le général Pourdastan a déclaré : « Dans une doctrine offensive, les opérations préventives sont également définies. Si le bien de l'ordre islamique établi l’exige, nous pouvons surprendre fortement l’ennemi par des opérations préventives dans des zones inconnues. »

Il a ajouté que les forces armées iraniennes restent en état d’alerte maximale et n’ont pas encore révélé toutes leurs capacités.

« Les forces armées n’ont pas encore mis en œuvre une part importante de leurs capacités », a-t-il indiqué, ajoutant que l’ennemi est pleinement conscient qu’une erreur de calcul risquerait de provoquer une riposte qui s’étendrait au-delà des frontières et du détroit d’Ormuz.

Revenant sur les performances de l’Iran lors des deux guerres récentes – la première, déclenchée le 13 juin 2025, et la seconde, le 28 février 2026 – le général Pourdastan a affirmé que la République islamique l’Iran et l’Axe de la Résistance étaient parvenus à mener un conflit « totalement inégal » contre une coalition « sioniste, occidentale et arabe » placée sous la direction des États-Unis.

Il a considéré la demande de cessez-le-feu de l’ennemi comme le signe le plus évident de la victoire iranienne. « Dans toute l’histoire des conflits armés, c’est toujours le camp perdant qui demande le cessez-le-feu », a-t-il fait remarquer, interprétant la récente rhétorique américaine comme un symptôme de désespoir plutôt que de force.

Évoquant la situation instable du Liban, le général Pourdastan a confirmé que l’Iran était prêt à défendre le peuple libanais. Il a déclaré que les forces iraniennes avaient été au bord de la guerre avec le régime israélien à plusieurs reprises au cours du mois dernier.

 « À plusieurs reprises, nous avons frôlé la guerre avec le régime sioniste : les lanceurs de missile étaient prêts, et nous avions le doigt sur la gâchette, déterminés à déclencher une guerre si Israël ne se retirait pas » a-t-il déclaré.

Selon lui, les menaces fermes de l’Iran ont contraint les États-Unis à faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son agression dans le sud du Liban afin d’éviter un conflit plus large.

Ailleurs dans ses remarques, le général Pourdastan a souligné l’« unité indéfectible » entre l’armée iranienne et le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) en tant que principal atout de dissuasion du pays.

Il a souligné que cette cohésion, établie depuis 1982, a forgé une force unique, cohérente et puissante, capable de neutraliser les menaces sur n’importe quelle zone géographique.

Il a également minimisé l’importance des menaces verbales émanant de personnalités comme Trump, affirmant que le fait de répondre à une telle rhétorique politique relève du domaine des diplomates.

« Les forces armées suivent de près la situation sur le terrain et ont préparé des réponses appropriées et opérationnelles », a-t-il averti.

Les propos du général Pourdastan interviennent dans un contexte de tensions accrues suite à la signature, le 18 juin, d’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, visant à mettre fin aux opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban.

Israël a néanmoins maintenu ses frappes dans le sud du Liban, conduisant Téhéran à rétablir ce week-end, brièvement, des mesures restrictives liées à l’état de guerre dans le détroit d’Ormuz.

Alors que des discussions se tenaient dimanche en Suisse, le président américain Donald Trump a proféré sur les réseaux sociaux des menaces à l’encontre de l’Iran, avertissant Téhéran de contrôler ses alliés au Liban sous peine de nouvelles attaques. En réaction, l’Iran a suspendu le format quadrilatéral des pourparlers, mais les discussions techniques se poursuivent en Suisse. Téhéran exige que tout accord définitif comprenne un cessez-le-feu total au Liban.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV