Le ministre iranien de la Défense par intérim a averti que la République islamique d’Iran infligerait une réponse « lourde et regrettable » à toute violation du mémorandum d’entente récemment signé avec les États-Unis, soulignant que les forces armées iraniennes n'avaient jamais fait confiance à « l'ennemi traître », malgré la percée diplomatique.
Le général de brigade Seyyed Majid Ebn-e-Reza a fait ces déclarations lors d'un entretien téléphonique avec le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif, dimanche, alors que les deux parties discutaient des relations bilatérales, des développements régionaux et de la mise en œuvre d'un mémorandum d’entente entre l'Iran et les États-Unis.
Cet appel est intervenu quelques jours seulement après la finalisation du mémorandum d’entente (MoU) le 19 juin.
Le mémorandum d'entente récemment signé est censé mettre fin définitivement aux hostilités déclenchées par une guerre terroriste non provoquée menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui a éclaté fin février.
Le général Ebn-e-Reza a souligné qu'en dépit de la signature du mémorandum d'entente, les forces armées de l’Iran n'avaient pas baissé la garde.
« Les forces armées de la République islamique d'Iran, malgré la signature du mémorandum d'entente, n'ont jamais fait confiance à l'ennemi traître », a-t-il martelé, « et en cas de violation des dispositions du mémorandum, il y aurait une réponse lourde et regrettable. »
Il a également remercié le Pakistan pour ses efforts de médiation et pour son soutien indéfectible durant la guerre.
« Le gouvernement et le peuple iraniens n'oublieront jamais la bonté et la solidarité de leurs amis durant ces moments difficiles », a-t-il ajouté.
Proposition de Ceinture de sécurité régionale
Le ministre iranien de la Défense par intérim a réitéré la proposition de l'Iran pour la formation d'une « Ceinture de sécurité régionale du monde musulman », impliquant des pays tels que l'Iran, le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Égypte et d'autres États musulmans, afin de faire face à l'agression israélienne et d'établir une stabilité durable.
Le ministre pakistanais de la Défense a salué la résistance de l'Iran, décrivant le peuple et les forces armées iraniens comme « un roc debout face à l'agression », tout en promettant que la nature de leur lutte « serait inscrite dans l'histoire ».
Les deux responsables ont fermement condamné les atrocités israéliennes à Gaza, au Liban et en Syrie.
M. Asif a qualifié le régime sioniste de « tumeur cancéreuse » dans la région, affirmant que les crimes commis par ce régime au cours des trois dernières années dépassaient tous ceux commis dans le monde entier.
Le Pakistan a joué un rôle essentiel dans la conclusion du mémorandum d’entente entre l'Iran et les États-Unis, le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef de l'armée, le maréchal Asim Munir, ayant assuré la médiation des négociations.
Le mémorandum d’entente prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz et la levée progressive de toutes les sanctions, sous réserve de négociations ultérieures.
Malgré la signature de ce mémorandum d’entente, les efforts diplomatiques entre l'Iran et les États-Unis restent tendues.
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Une réunion de suivi, qui s'est tenue en Suisse dimanche, a été assombrie par de nouvelles tensions, Donald Trump ayant tenu des propos menaçants envers les Iraniens.
Les responsables iraniens ont exprimé leur frustration face à ce qu'ils considéraient comme une hostilité persistante de la part des États-Unis, malgré l'accord-cadre.
Téhéran a insisté sur le fait que les discussions sur le mémorandum d’entente devaient aboutir à sa mise en œuvre complète, incluant la levée de toutes les sanctions et la fin des opérations militaires sur tous les fronts.
Les violations continues du cessez-le-feu par Israël au Liban ont encore compliqué la voie vers un accord définitif.