TV
Infos   /   A La Une   /   Iran   /   Moyen-Orient   /   L’INFO EN CONTINU

Le retour à la normale du secteur énergétique pourrait prendre des mois après l'accord Iran–US (experts)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un panneau numérique affiche les prix du carburant dans une station-service. ©Getty Images

Selon des experts du secteur énergétique, le retour à la normale des prix élevés du pétrole et du gaz, ainsi que des problèmes d'approvisionnement, pourrait prendre des mois après l'accord entre l’Iran et les États-Unis.

Dimanche 14 juin, Téhéran et Washington ont finalisé le texte d'un mémorandum d'entente qui mettra fin immédiatement et définitivement aux combats sur tous les fronts, y compris au Liban, et lèvera le blocus naval américain contre l'Iran.

D'après les médias, la finalisation officielle de l'accord entre les États-Unis et l'Iran et la réouverture imminente du détroit d'Ormuz devraient entraîner une baisse des prix du pétrole et du gaz sur les marchés boursiers mondiaux. Cela dit, les experts du secteur énergétique préviennent que la reprise sera lente.

Les problèmes d'approvisionnement en pétrole et en gaz ne seront pas résolus du jour au lendemain, après la signature de l'accord avec l'Iran, affirment les experts.

Malgré l'accord de dimanche, il faudra probablement des mois avant que les entreprises énergétiques puissent reprendre leurs activités et répondre à la demande mondiale, selon les experts du secteur.

Les experts attribuent le retard dans la baisse des prix du pétrole et du gaz à la lenteur du transport maritime et du raffinage du pétrole brut. De ce fait, le retour à la normale ne sera pas immédiat.

Toutefois, les prix du pétrole ont légèrement baissé lundi matin, signe que les investisseurs anticipent une diminution des prix du pétrole et du gaz après la signature de l'accord de paix.

Le baril de brut de référence américain (WTI) a reculé de 4,03 dollars à 80,85 dollars. Le Brent a également perdu 3,45 dollars à 83,89 dollars le baril. Les prix restent néanmoins supérieurs aux quelque 70 dollars le baril auxquels le pétrole s'échangeait avant le déclenchement de l'agression israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Après la signature du mémorandum d’entente, des pays comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, disposant d'oléoducs ou de voies alternatives au détroit d'Ormuz pour acheminer le pétrole, pourraient être parmi les plus rapides à reprendre leur production, a déclaré Alan Gelder, vice-président senior en charge du raffinage, de la chimie et des marchés pétroliers chez Wood Mackenzie, une société d'analyse.

« En revanche, des pays comme l'Irak pourraient rencontrer des difficultés bien plus importantes, car l'arrêt de leur production y a été beaucoup plus long et leurs gisements sont plus complexes […] Il pourrait bien leur falloir environ un an avant de pouvoir relancer la production », a-t-il ajouté.

Les investissements dans le système énergétique, dont les résultats peuvent se faire attendre des années, se sont largement interrompus après la fermeture du détroit d’Ormuz, a expliqué Gelder, estimant qu’il faudra du temps avant que ces flux de capitaux ne redémarrent.

Les pays qui ont interrompu leur production pétrolière ne souhaiteront pas la reprendre tant qu'ils n'auront pas la certitude d'une situation stable et durable dans le détroit et d'un cessez-le-feu qui durera plus de 30 ou 60 jours, a indiqué Daniel Sternoff, chercheur principal au Centre de politique énergétique mondiale de l'Université Columbia.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV