Le chef du pouvoir judiciaire iranien affirme que tous les responsables de l’État sont unis pour résister aux pressions étrangères, en soulignant qu’il n’y a pas de désaccord sur la nécessité de tenir bon face aux menaces malgré d’éventuelles divergences sur les stratégies à adopter.
Gholamhossein Mohseni‑Ejei a déclaré dans un message, dimanche 14 juin, que tous les responsables du pays étaient unanimes sur le fait qu’ils ne devaient pas reculer devant l’ennemi.
Il a déclaré qu’il n’y avait « aucune divergence d’opinions » sur le rejet des pressions militaires, économiques et médiatiques, ajoutant que même si les points de vue pouvaient diverger sur la manière de réagir, il n’y a aucun doute sur le principe de la résistance. « Les ennemis de l’Iran cherchent à saper l’unité et la cohésion nationales » a-t-il averti.
Ces remarques interviennent dans un contexte de pourparlers indirects entre l’Iran et les États-Unis pour mettre un terme définitif à la guerre d’agression israélo-américaine contre la République islamique d’Iran, qui a commencé le 28 février.
L’attaque non provoquée – qui a tué des milliers de civils iraniens ainsi que de hautes autorités – a déclenché une riposte décisive des forces armées iraniennes et a contraint les agresseurs à demander un cessez-le-feu.
« L’ennemi perfide et fourbe s’emploie à saper notre unité et notre cohésion nationales », a déclaré le chef du pouvoir judiciaire, ajoutant que « les sionistes perfides affirment ouvertement attendre que les rues soient vidées de la nation iranienne éveillée. Ils emporteront ce souhait dans leur tombe. »
Mohseni‑Ejei a indiqué que l’unité dans toutes les sphères de la société iranienne se poursuivrait, y compris sur le champ de bataille, dans la rue, dans la diplomatie et dans les médias. Il a également indiqué que les rues de l’Iran reflètent « l’honneur et la dignité » du peuple iranien, ajoutant que ce dernier n’abandonnera pas le retranchement de la rue.
Des négociations intermittentes ont été organisées entre Téhéran et Washington depuis l’entrée en vigueur, le 8 avril, d’un cessez-le-feu négocié par le Pakistan, des responsables des deux camps laissant entendre ces derniers jours qu’un accord final était à portée de main.