Le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyed Mojtaba Khamenei, a approuvé une proposition de gracier ou de commuer les peines de 139 condamnés à mort iraniens par différents tribunaux du pays.
Le Leader de la Révolution islamique a accepté la demande du chef du pouvoir judiciaire, Gholam Hossein Mohseni-Ejeï, de gracier ou de réduire les peines de ces 139 condamnés.
Le porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, Ali Asghar Jahangir, a déclaré que l'Ayatollah Khamenei avait accordé l'amnistie par compassion islamique, soulignant que cette décision intervient alors que de nombreux pays refusent d'accorder la clémence en temps de guerre et de crise.
Il a précisé que les prisonniers iraniens reconnus coupables d'atteinte à la sécurité nationale, et d'implication dans les émeutes de janvier soutenues par l'étranger et dans des actes de sabotage n’étaient pas inclus dans la liste des personnes graciées.
L'article 110 de la Constitution confère au Leader le droit de gracier ou de réduire les peines des condamnés sur recommandation du chef du pouvoir judiciaire.
La clémence ne s'applique cependant pas à certains types de condamnés, notamment ceux qui ont été reconnus coupables pour leur rôle dans la lutte armée contre le pays, le trafic de drogue armé ou organisé, le vol à main armée, le trafic d'armes, l'enlèvement, la corruption et le détournement de fonds.