Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que la stratégie du pays en vue de mettre fin à l'agression israélo-américaine actuelle consiste à mener simultanément la guerre et la diplomatie afin de défendre les droits de la nation iranienne.
Dans un message audio adressé à la nation iranienne et diffusé lundi, M. Ghalibaf a affirmé que l'Iran est prêt à reprendre immédiatement ses opérations militaires pour répondre aux violations américaines et israéliennes du cessez-le-feu annoncé début avril.
Ces déclarations font suite aux frappes de missiles menées par l'Iran contre le régime israélien en représailles à ses violations des termes de l’accord de cessez-le-feu, qui inclut également la cessation des hostilités au Liban.
Cette opération a eu lieu malgré les efforts de médiation en cours entre l'Iran et les États-Unis, efforts qui permettraient de mettre un terme définitif à l'agression israélo-américaine contre le pays, qui a débuté fin février.
M. Ghalibaf a assuré que Téhéran s'engageait résolument dans la voie diplomatique pour mettre fin à cette agression.
Il a toutefois insisté sur le fait que la riposte militaire aux violations du cessez-le-feu par les États-Unis dans le golfe Persique et aux attaques israéliennes au Liban fait partie intégrante de la stratégie iranienne pour atteindre ses objectifs dans le conflit actuel.
« Si nous réduisons la diplomatie à de simples négociations à huis clos et à des sourires de façade, nous sommes voués à l'échec dès le départ. Et si nous nous reposons uniquement sur les opérations militaires et la guerre, nous ne pourrons pas défendre pleinement nos droits », a soutenu M. Ghalibaf dans son message.
Il a affirmé que la récente escalade du conflit avec les États-Unis et le régime israélien était due au blocus américain persistant du commerce maritime iranien et aux attaques israéliennes contre le Liban.
« Le blocus naval américain contre l'Iran et la transgression de l'accord conclu sur le Liban constituent des violations flagrantes du cessez-le-feu », a déclaré le président du Parlement.
« Il était naturel pour nous d'apporter une réponse ferme pour défendre les droits de la nation iranienne », a déclaré M. Ghalibaf, saluant les forces armées du pays pour avoir agi « avec autorité ».
Il a précisé que la situation au Liban illustrait comment la diplomatie, alliée à l'action militaire, peut repousser l'agresseur. « La diplomatie n'entrave pas les opérations militaires, et inversement. »
M. Ghalibaf a expliqué que le domaine militaire constitue le « moteur de la construction de la puissance », dissuadant l'ennemi de fantasmer sur un acte d'agression.
Le domaine diplomatique, a-t-il ajouté, doit transformer cette puissance en réalisations concrètes, juridiques et économiques.
Le négociateur en chef iranien a clairement indiqué que Téhéran n'a aucune confiance dans les États-Unis dans le cadre de ses négociations diplomatiques avec Washington.
« Notre objectif est de mettre fin à la guerre et d'instaurer une sécurité durable, et non de normaliser les relations avec les États-Unis », a-t-il déclaré.
« Nous n'avons aucune confiance en l'autre camp », a-t-il ponctué.