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Les navires traversant le détroit d'Ormuz devront payer un tarif pouvant monter jusqu'à 2 millions de dollars

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Des navires circulant au large de la plage de Suru à Bandar Abbas, le long du détroit d'Ormuz, le 1er juin 2026. ©ISNA

Mohsen Zanganeh, membre de la Commission parlementaire de la planification et du budget, a confirmé dimanche que les navires traversant le détroit d’Ormuz paient en moyenne entre 1,5 et 2 millions de dollars chacun dans le cadre d’un nouveau plan de services maritimes.

Selon un rapport publié par l’agence de presse Fars, ce dispositif est mis en œuvre par un organisme créé en collaboration avec le ministère iranien de l’Économie et placé sous la supervision du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Les paiements peuvent se faire en espèces, en nature, en cryptomonnaies (Tether) ou par troc.

Les recettes ainsi collectées sont versées au Trésor public et dépensées conformément au budget de l’État, précise le rapport.

Cette annonce fait suite à des travaux antérieurs des autorités sur un cadre réglementaire visant à facturer les services de sécurité maritime et de protection environnementale aux navires traversant le détroit d’Ormuz.

Selon les analystes économiques, les recettes annuelles potentielles maximales issues des droits de transit pourraient atteindre environ 7,5 milliards de dollars, mais la véritable importance de cette voie maritime réside dans sa position stratégique plutôt que dans les revenus directs qu’elle génère.

D’après les estimations de l’Agence internationale de l’énergie citées dans le rapport, une fermeture complète du détroit d’Ormuz pourrait priver les marchés mondiaux d’environ 16 millions de barils de pétrole par jour. Point de transit majeur pour environ 20 % des expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié, le détroit a connu des perturbations sans précédent ces derniers mois.

Ces dernières semaines, l’Iran a créé une nouvelle organisation, l’Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA), chargée de contrôler les navires et leurs cargaisons et d’empêcher les pays hostiles d’utiliser le détroit.

Téhéran affirme être prêt à assouplir progressivement les restrictions s’il reçoit des garanties fermes que les attaques américano-israéliennes ne reprendront pas et que les sanctions et le blocus illégal imposés par Washington aux ports iraniens seront levés.

Les autorités iraniennes ont toutefois indiqué que la navigation dans le détroit d’Ormuz ne retrouvera pas son niveau d’avant-guerre. Elles précisent que les restrictions continueront de s’appliquer aux navires appartenant à des États hostiles ou à leurs alliés.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV