Le Hamas a fermement condamné le « massacre horrible » d’enfants et de femmes palestiniennes perpétré par le régime de Tel-Aviv, alors qu’Israël poursuit ses frappes aériennes sur la bande de Gaza malgré un cessez-le-feu négocié par les États-Unis.
Au moins sept Palestiniens, dont deux femmes, ont été tués, samedi 6 juin, dans une frappe aérienne israélienne, selon les autorités de la Santé de la bande de Gaza.
Les secouristes ont indiqué que 15 autres personnes, dont des enfants, avaient été blessées lorsqu’une frappe aérienne a visé un vaste campement de tentes au cœur de Gaza-ville.
L’attaque est survenue alors que des pourparlers ont été entamés au Caire, la capitale égyptienne entre les médiateurs, le Hamas et d’autres factions de la Résistance palestinienne en vue de préserver un accord de cessez-le-feu.
Dans un communiqué diffusé sur Telegram, le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré que le régime de Tel-Aviv « a commis un massacre horrible contre des enfants et des femmes (…) dans le cadre d’une escalade continue de sa guerre d’extermination contre les civils ».
Faisant référence aux pourparlers du Caire, Qassem a affirmé que le régime d’occupation israélien, en poursuivant ses attaques contre le territoire assiégé déjà ravagé par la guerre, tentait de « saper et de détruire l’accord ».
Cet accord, négocié par le président américain Donald Trump, entré en vigueur en octobre 2025, n’a pas abouti à une cessation des hostilités israéliennes. Il a, au contraire, permis au régime d'occupation de contrôler plus de la moitié du territoire.
Depuis cette date, au moins 950 personnes ont été tuées et 2 935 autres blessées lors des attaques du régime israélien contre Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire.
Samedi, l’Égypte a entamé une nouvelle série de pourparlers de trêve avec des dirigeants du Hamas et d’autres factions palestiniennes. Ces discussions, qui devraient durer plusieurs jours, ont été confirmées par le Hamas et d’autres sources proches des négociations.
Suivant ses déclarations, Qassam a déclaré que les discussions portaient sur la mise en œuvre par Israël de la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, ainsi que sur la recherche d’un terrain d’entente permettant de passer à la deuxième phase.
Hazem Qassem a ajouté que les discussions concernaient également la manière de « mettre fin aux attaques répétées de Tel-Aviv contre la bande de Gaza et de mettre en œuvre les modalités de transition vers la deuxième phase de l’accord ».
La première phase du cessez-le-feu a consisté en la libération des derniers captifs israéliens détenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens.
La transition vers la deuxième phase du cessez-le-feu, qui devait impliquer un retrait progressif des forces militaires israéliennes et le désarmement du Hamas, est bloquée depuis plusieurs mois.
Plus tôt, Husam Badran, membre du bureau politique du Hamas, avait déclaré à Al Jazeera que le mouvement de résistance ne remettrait pas ses armes pour le moment, mais qu’il s’engagerait à créer une future force de police palestinienne opérant sous l’autorité d’un comité technocratique chargé d’administrer Gaza. Cette force serait, selon lui, la seule organisation autorisée à porter ouvertement des armes.
« Il ne s’agit pas de les remettre ; il s’agit au moins de faire en sorte que les armes ne soient pas visibles, à l’exception des armes officielles de la police palestinienne », a déclaré Badran.
« Les détails de cette affaire seront discutés dans un cadre national », a-t-il ajouté.
Au moins 73 000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre génocidaire perpétrée par Israël contre la bande de Gaza en octobre 2023, selon les autorités sanitaires de Gaza.