La marine iranienne a procédé à des tirs de sommation en lançant des missiles et des drones en direction de destroyers américains opérant dans la mer d’Oman, les contraignant à se retirer de la zone, a indiqué vendredi l’armée iranienne.
Dans un communiqué publié vendredi 5 juin, l’armée iranienne a annoncé que l’opération s’inscrivait dans le cadre de la campagne menée par la République islamique d’Iran pour contrer « les actes de malveillance et les perturbations maritimes ainsi que le détournement de navires commerciaux et de pétroliers par la force navale terroriste des États-Unis ».
« Après le lancement des missiles Qadir et des nouveaux drones d’invasion Shahid Dana de la marine de la République islamique d’Iran, les destroyers transgresseurs DDG-103 et DDG-8 ont quitté la mer d’Oman en direction de l’océan Indien », a-t-elle déclaré.
La marine iranienne a également confirmé que l’USS Tripoli, un porte-hélicoptères d’assaut amphibie, a également été contraint de quitter la mer d’Oman.
« À la suite de cette opération et à d’autres opérations similaires menées ces derniers jours, outre les destroyers ennemis américano-sionistes opérant sous le groupe aéronaval du porte-avions USS George HW Bush, le porte-hélicoptères d’assaut amphibie Tripoli a également été contraint de quitter la mer d’Oman », ajoute le communiqué.
Le Centre de commandement et de contrôle des opérations navales de l’armée de la République islamique d’Iran a lancé un avertissement sans équivoque à l’ennemi américano-israélien, soulignant l’importance de mettre immédiatement fin aux « vols et méfaits maritimes ».
Le communiqué précise que même si les navires de guerre américains se trouvent désormais hors de portée des missiles utilisés lors de l’opération d’avertissement, les forces navales iraniennes possèdent des missiles à plus longue portée qui seront utilisés sans hésitation si nécessaire.
L’Iran a riposté à la dernière vague d’agression non provoquée des États-Unis et du régime israélien, qui a débuté le 28 février, par au moins 100 séries de frappes de représailles décisives et réussies. Ces représailles ont touché des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région. La République islamique d’Iran a également fermé le détroit d’Ormuz à ses ennemis et à leurs alliés.
L’Iran a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne tolérerait aucune ingérence militaire étrangère dans ses zones maritimes souveraines ni aucune perturbation de la sécurité et du commerce régionaux.
Face à cette réaction, le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu unilatéral le 8 avril.
La République islamique d’Iran a commencé à appliquer des contrôles beaucoup plus stricts sur le détroit d’Ormuz après que Trump a annoncé le 13 avril la poursuite d’un blocus naval illégal des navires et des ports iraniens, en violation des termes du cessez-le-feu.
Dans une nouvelle confrontation décisive avec les forces navales américaines, la marine iranienne a annoncé mercredi avoir ciblé le « centre de commandement et de contrôle » responsable des récentes violations américaines, affirmant que cette installation se trouvait à bord d’un destroyer américain opérant en mer d’Oman.
La frappe a été menée en réponse aux mesures agressives prises par les États-Unis contre la navigation commerciale iranienne et aux violations liées au détroit d’Ormuz, indique le communiqué.