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Israël confronté à une fuite croissante de jeunes diplômés sur fond de tensions politiques persistantes et de guerre prolongée à Gaza

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv. ©AFP

Israël connaît une hausse importante des départs, en particulier chez les jeunes diplômés dans un contexte de tensions politiques persistantes et de guerre prolongée à Gaza.

Une étude commandée par le Parlement (la Knesset) met en évidence une tendance migratoire préoccupante : ces dernières années, davantage d’Israéliens quittent le territoire qu’ils n’y entrent. Le phénomène s’est nettement accentué depuis le début de la guerre à Gaza, en octobre 2023, avec une baisse parallèle des retours.

Entre 2022 et 2024, plus de 210 000 Israéliens ont émigré, contre une moyenne annuelle d’environ 40 000 entre 2009 et 2021. Le solde net des départs et des retours atteint ainsi environ 140 000 personnes. Les jeunes adultes sont particulièrement concernés : près de 48 % des émigrants ont entre 20 et 44 ans, une tranche d’âge pourtant moins représentée dans la population générale.

L’étude souligne également le poids des profils qualifiés parmi ces départs. Depuis 2022, environ un tiers des émigrants possèdent une licence, plus d’un cinquième un master et une minorité un doctorat. Les diplômés en mathématiques, en informatique et en physique sont particulièrement surreprésentés. En 2024, plus de la moitié des personnes parties étaient nées en Israël, confirmant que le phénomène ne touche plus seulement les immigrés récents.

Pour plusieurs responsables politiques, cette évolution constitue un signal d’alerte. Le député Gilad Kariv estime que « les scientifiques et entrepreneurs de demain quittent Israël à un rythme inquiétant », y voyant une menace pour l’avenir économique et stratégique du régime. 

Au-delà des chiffres, cette tendance traduit un malaise plus profond lié à l’instabilité sécuritaire, aux tensions politiques internes et aux incertitudes sur l’avenir. Si elle se poursuit, cette dynamique pourrait fragiliser durablement le capital humain et technologique du régime israélien.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV