Un député iranien affirme que les pourparlers en cours avec les États-Unis sont axés sur la fin de la guerre et la prévention d’une nouvelle agression, ajoutant que la question du programme nucléaire iranien ne fait plus partie des négociations.
Esmaïl Kowsari, membre de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement, a déclaré à Russia Today que le dossier nucléaire avait été retiré de l’ordre du jour des discussions avec les États-Unis.
Il a précisé que les discussions portent actuellement sur la prévention d’une reprise du conflit, l’obtention de réparations, le retrait des forces américaines de la région, ainsi que la levée du blocus naval imposé par les États-Unis aux ports et navires iraniens.
Il a toutefois exprimé son scepticisme quant à la perspective d’un accord définitif, ajoutant que les négociations se poursuivent entre Téhéran et Washington, mais n’ont pas encore conduit à des résultats tangibles.
« Nous avançons étape par étape. Nous ne permettrons pas que l’expérience de l’accord nucléaire se répète », a-t-il expliqué, faisant apparemment référence à l’accord nucléaire de 2015 — officiellement connu sous le nom de Plan global d’action commun (PGAC) — qui s’est effondré à la suite du retrait unilatéral des États-Unis en 2018.
« Nous devons nous assurer que la partie adverse respecte ses engagements avant de passer à l’étape suivante, car nous n’avons pas confiance envers les États-Unis », a souligné le député iranien.
M. Kowsari a affirmé que les déclarations répétées du président américain Donald Trump n’étaient « rien d’autre que des mensonges » visant à servir ses propres intérêts et à contrôler les prix mondiaux de l’énergie.
Il a cité les diktats américano-israéliens comme l’une des principales raisons de l’échec des tentatives visant à parvenir à un accord avec l’Iran.
M. Kowsari a également réitéré que l’Iran maintiendrait son contrôle sur le détroit d’Ormuz, ajoutant que de nombreux pays ont reconnu l’autorité de Téhéran sur cette voie maritime stratégique.
Le 8 avril, quarante jours après le début de l’agression criminelle américano-israélienne contre la République islamique d’Iran, un cessez-le-feu temporaire entre l’Iran et les États-Unis, négocié par le Pakistan, est entré en vigueur.
Des négociations ont eu lieu par la suite dans la capitale pakistanaise, Islamabad, mais n’ont pas abouti à un accord, en raison des exigences maximalistes de Washington et de son insistance sur des positions déraisonnables. Les pourparlers indirects entre l’Iran et les États-Unis — sous la médiation du Pakistan et les efforts facilitateurs du Qatar — se poursuivent sur la base de la proposition en 14 points de la République islamique d’Iran, visant à aboutir à un mémorandum destiné à mettre un terme à la guerre imposée par les États-Unis et Israël, à faire cesser l’agression maritime américaine et à obtenir la libération des avoirs iraniens gelés.
Bien que certains indices suggèrent que ces pourparlers indirects sont sur le point d’aboutir à un éventuel mémorandum, le texte de ce dernier n’a pas encore été finalisé, ayant fait l’objet de certaines modifications au cours des derniers jours.