Les forces navales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) indiquent que 28 navires marchands ont traversé le détroit d’Ormuz au cours des dernières 24 heures après en avoir reçu l’autorisation en coordonnant leur itinéraire avec les autorités iraniennes.
Dans un communiqué publié ce dimanche 31 mai, les forces navales du CGRI ont annoncé que ces navires, dont des pétroliers, des porte-conteneurs et d’autres navires marchands, ont navigué dans le détroit d’Ormuz sous des mesures de sécurité et en coordination avec les forces armées iraniennes.
« Le golfe Persique appartient aux pays musulmans de la région, et la principale raison de son insécurité est l’agression et les méfaits de l’armée terroriste américaine », indique le communiqué.
Le CGRI a également souligné que le « contrôle intelligent » du détroit d’Ormuz est exercé en permanence avec « force et autorité ».
Dans un autre communiqué publié samedi, le quartier général central Khatam al-Anbya a annoncé que les forces armées de la République islamique d’Iran exerçaient leur pleine autorité sur la gestion de cette voie maritime stratégique.
Le quartier général central Khatam al-Anbya a souligné que « tous les navires, bâtiments commerciaux et pétroliers doivent emprunter les itinéraires désignés et obtenir l’autorisation préalable des forces navales du CGRI avant d’entrer dans le périmètre ».
Le communiqué a averti que le non-respect de cette réglementation pourrait gravement compromettre la sécurité de la navigation dans cette zone.
Dans le cadre d’un système récemment mis en place et révélé en premier par Press TV, les navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz reçoivent un courriel de l’adresse officielle info@PGSA.ir détaillant les règles et procédures régissant le passage.
L’Iran a imposé des contrôles plus stricts sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz à la suite de l’agression illégale et non provoquée des États-Unis et d’Israël contre le pays.
Ces mesures ont été étendues après que le président américain Donald Trump a annoncé un blocus illégal visant les navires et les ports iraniens.
Téhéran affirme que les mesures américaines violent les termes du cessez-le-feu négocié par le Pakistan, entré en vigueur le 8 avril et prolongé ultérieurement par Washington.
Le détroit d’Ormuz assure le transit d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole, ce qui en fait l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde.
Les restrictions imposées par l’Iran en avril ont contribué à une forte hausse des prix mondiaux du pétrole et des matières premières dérivées.
L’Iran a déclaré être prêt à assouplir progressivement les restrictions s’il reçoit des garanties fermes que les attaques américano-israéliennes ne reprendront pas et que les sanctions et le blocus imposés par Washington seront levés.
Les autorités iraniennes ont toutefois indiqué que les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz ne devraient pas revenir à leur niveau d’avant-guerre, ajoutant que les restrictions continueraient de s’appliquer aux navires appartenant à des États hostiles ou affiliés à ces derniers.