De grands sondages menés aux États-Unis ont montré que la cote de popularité du président Donald Trump a atteint des niveaux historiquement bas.
Les sondages nationaux publiés entre la mi-mai et la fin mai ont révélé les taux d’approbation les plus bas de Trump à quelques jours d’intervalle.
Des sondages distincts menés par Economist/YouGov, American Research Group, Quinnipiac, Emerson College et The New York Times/Siena College ont tous révélé qu’environ deux tiers des Américains désapprouvent l’action du président.
Ses taux d’approbation se situaient généralement entre 35 et 40 %, l’enquête de l’American Research Group chutant même à 31 %, le chiffre le plus bas enregistré au cours des deux mandats de Trump.
Le sondage Economist/YouGov a établi le taux d’approbation de Trump à 34 %, le niveau le plus bas jamais enregistré par cet institut au cours de ses deux mandats présidentiels.
Il a produit un taux d’approbation net (approbation moins désapprobation) de –25, le résultat le plus faible de son ensemble de données.
Le sondage a été réalisé du 22 au 26 mai auprès de 1 520 adultes américains et présente une marge d’erreur de ±3,6 points de pourcentage.
Les répondants ont été sélectionnés parmi les membres volontaires du panel YouGov et pondérés pour correspondre à la population adulte nationale selon des critères démographiques et politiques clés.
Le dernier sondage d’Emerson College indique que Trump bénéficie d’une approbation à 39 %, contre 55 % d’opinions défavorables ; son taux le plus bas enregistré dans le cadre du suivi mensuel de cet établissement.
Le sondage a été réalisé les 24 et 25 mai auprès de 1 000 électeurs potentiels, avec une marge d’erreur de ±3 points de pourcentage.
Emerson utilise généralement une combinaison d’échantillonnage en ligne et téléphonique automatisé.
Le sondage de l’American Research Group a révélé que le taux d’approbation de Trump n’était que de 31 %, contre 64 % de désapprobation, soit son score le plus bas au cours de ses deux mandats.
Le sondage était basé sur 1 100 entretiens avec des adultes menés du 16 au 20 mai à l’aide d’un plan d’échantillonnage aléatoire, avec une marge d’erreur de ±3 points de pourcentage.
Le sondage national de l’université Quinnipiac a enregistré un taux d’approbation de 34 % pour Trump, le plus bas jamais atteint par cet institut de sondage depuis le début de sa présidence.
Le sondage a été réalisé du 14 au 18 mai auprès de 1 106 électeurs inscrits et présente une marge d’erreur de ±3,7 points de pourcentage.
Enfin, le sondage du New York Times/Siena College a montré que la cote de popularité de Trump était tombée à 37 %, ce que les sondeurs ont décrit comme un nouveau plus bas de son mandat actuel.
Plus de 1 500 électeurs inscrits ont participé à des entretiens téléphoniques en direct menés du 11 au 15 mai, avec une marge d’erreur de ±2,8 points de pourcentage.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Davis Ingle, a minimisé la faiblesse des taux d’approbation, la qualifiant de temporaire, et a insisté sur le fait que l’administration Trump restait concentrée sur son programme politique, notamment sur les questions économiques.
Ingle a déclaré que le président « travaille sans relâche » sur les priorités économiques et a suggéré que les effets positifs de ses politiques deviendront évidents avec le temps.
Historiquement, les taux d’approbation présidentielle ont constitué un indicateur avancé fiable des résultats des élections de mi-mandat.
Les faibles scores de Trump ont créé un environnement national plus difficile pour les candidats et les stratèges républicains.
Si certains électeurs qui désapprouvent Trump soutiennent toujours les positions républicaines sur des questions telles que l’immigration, les impôts, la criminalité et l’économie, les analystes préviennent que sa chute de popularité pourrait détériorer l’opinion publique à l’égard du Parti républicain et des priorités conservatrices.
Ce changement risque d’entraîner des pertes de votes même parmi les électeurs à tendance républicaine, portant un coup dur au Parti républicain.