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Face à l’agression israélienne contre le Liban, Fadlallah affirme que « la résistance » demeurait la seule option pour le Hezbollah

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un homme observe les dégâts causés par une frappe israélienne à Tyr, dans le sud du Liban, le 28 mai 2026. ©AFP

Un haut parlementaire libanais a affirmé que le mouvement de résistance Hezbollah poursuivrait ses opérations contre les forces israéliennes, rejetant catégoriquement l’« humiliation » imposée au Liban à travers l’extension de l’occupation israélienne dans le sud du pays et l’intensification des frappes aériennes et des incursions terrestres qui ont déjà coûté la vie à des milliers de civils libanais.

Ces déclarations ont été faites par Hassan Fadlallah, député du bloc parlementaire Loyauté à la Résistance, qui a réaffirmé que l’« agression sanglante » menée par Israël vise avant tout à occuper des territoires libanais et à déplacer leurs habitants.

Ses propos interviennent dans un contexte d’escalade militaire, alors que l’armée israélienne multiplie les frappes dans le sud du Liban, ciblant des établissements de santé et des zones résidentielles, dans ce que les organisations humanitaires décrivent comme une « extension du conflit ».

Insistant sur la détermination du Hezbollah, Fadlallah a affirmé que la résistance demeurait la seule option face à l’offensive israélienne. « Nous sommes confrontés à une agression israélienne sanglante visant à occuper notre terre et à nous en expulser. Il n’y a d’autre choix que la résistance et la fermeté », a-t-il déclaré.

L'escalade israélienne a rompu un cessez-le-feu fragile, déclenchant une campagne aérienne massive et une invasion terrestre qui a progressé au nord du fleuve Litani pour la première fois depuis des décennies.

Tout en reconnaissant que le Hezbollah fait face à une armée régulière dotée d’un arsenal sophistiqué, le député a souligné que la stratégie de la résistance ne consistait pas à maintenir des lignes défensives statiques, mais à « épuiser » l’ennemi à travers des embuscades et à empêcher toute consolidation de son emprise sur le territoire libanais.

« La résistance poursuivra ses opérations pour empêcher l'ennemi de consolider sa présence, même s'il pénètre dans les villages du sud », a déclaré Fadlallah, jurant de réitérer le succès de la Résistance libanaise qui avait forcé le retrait israélien des territoires occupés en 2000.

« Notre pays n’a d’autre choix que la reddition ou la guerre. Nous ne baisserons pas la tête », a-t-il ajouté.

Destruction et crise médicale « sans précédent »

Pendant que Fadlallah s'exprimait, des avions de combat et des drones israéliens ont bombardé le sud du pays, notamment la ville de Nabatieh et les localités de Kfar Roumnan, Shoukine et Ain Qana. Une frappe a également touché un centre de santé à Deir Qanoun al-Nahr, suscitant la condamnation de la part des organisations médicales internationales.

Selon les données du ministère libanais de la Santé publique, les secouristes sont systématiquement pris pour cible. Depuis le 2 mars, au moins 42 ambulanciers ont été tués, portant le bilan total à plus de 3 300 morts et plus de 10 000 blessés au Liban.

Le président de la Croix-Rouge libanaise a indiqué à la chaîne qatarie Al Jazeera qu’il n’existait « aucun couloir sûr » permettant aux équipes de secours d’atteindre les blessés, ajoutant que quatre hôpitaux du sud du pays sont totalement hors service.

Dans ses déclarations, Fadlallah a également accusé les États-Unis de fournir une couverture politique et militaire à l’offensive israélienne, affirmant que les crimes commis par Israël bénéficiaient du « feu vert de l’Amérique et d’un silence suspect du gouvernement de Beyrouth ».

Le député a par ailleurs accusé le gouvernement libanais d’instrumentaliser les négociations en cours comme une « plateforme politique » au profit de l’ennemi.

Selon lui, Israël chercherait à reproduire au Liban l'occupation du plateau du Golan, conquis sur la Syrie et annexé sans reconnaissance internationale, tout en cherchant à annexer le sud du Liban et à dépeupler ses villages.

« L’objectif de cette agression est d’occuper le sud et de déplacer ses habitants afin que les sionistes puissent l’annexer à leur entité, comme ils l’ont fait avec le Golan », a déclaré Fadlallah, avant d’ajouter : « Mais l’existence de la résistance et la fermeté de notre peuple empêchent la réalisation des ambitions historiques de l’ennemi. »

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV