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L'unilatéralisme et les mesures coercitives menacent la gouvernance mondiale (Iravani)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’ambassadeur et représentant permanent de la RII auprès des Nations unies, Amir-Saïd Iravani. (Archives)

L’ambassadeur et représentant permanent de la RII auprès des Nations unies, Amir-Saïd Iravani, a tiré la sonnette d’alarme face à la menace que représentent l’unilatéralisme et les mesures coercitives pour le système actuel de gouvernance mondiale. 

S'exprimant jeudi lors d'une réunion du Groupe des Amis de la gouvernance mondiale au siège de l’ONU à New York, il a affirmé que le monde faisait aujourd’hui face à la montée de l’unilatéralisme au détriment d’un véritable multilatéralisme, à la confrontation plutôt qu’à la coopération, à des sanctions, des mesures coercitives, des droits de douane et des politiques protectionnistes au détriment du dialogue, de la diplomatie et d'un commerce équitable.

M. Iravani a ajouté que les approches sélectives actuelles du droit international, conjuguées à une participation inégale aux décisions mondiales, creusent les inégalités et engendrent une pauvreté persistante, un endettement excessif, une crise climatique, une fracture numérique, ainsi que des guerres, des conflits, des génocides et des actes d’agression.

Le diplomate a souligné qu’une véritable gouvernance mondiale devrait reposer sur le respect du droit international, l’égalité souveraine des États, le règlement pacifique des différends et les principes de la Charte des Nations unies.

« La gouvernance mondiale doit devenir plus représentative, inclusive et respectueuse de la souveraineté et des priorités de développement de tous les pays, en particulier des pays en développement », a-t-il affirmé.

Selon lui, seule une approche fondée sur la justice, la solidarité, le respect du droit international et le rejet des mesures coercitives unilatérales peut permettre de parvenir à un développement durable, à la paix et à une prospérité partagée pour les générations présentes et futures.

Par ailleurs, le représentant permanent de l’Iran auprès de l’ONU a dénoncé les actes d'agression illégaux américano-israéliens contre l’Iran qui traduisent le « multilatéralisme affaibli et le déclin du respect de la diplomatie et du droit international », au moment même où le pays participait activement à des négociations.

En savoir plus: Iran : analyse des agressions israélo-américaines contre les infrastructures civiles

Mardi, lors d'un débat public du Conseil de sécurité de l’ONU, M. Iravani a déclaré que, pendant les deux dernières guerres contre l'Iran, les agresseurs avaient délibérément ciblé les civils et les infrastructures civiles, causant de nombreuses victimes civiles.

Il a en outre reproché au Conseil de sécurité son mutisme et son indifférence face aux crimes de guerre odieux et aux graves violations du droit international humanitaire commis par les États-Unis et l’entité sioniste.

« Toute agression doit être condamnée, quel qu’en soit l’auteur. Les violations du droit international humanitaire doivent être traitées avec impartialité. Le Conseil de sécurité ne doit pas être instrumentalisé pour faire avancer des agendas politiques étroits ou pour soustraire certains États à leurs responsabilités », a-t-il poursuivi.

Le représentant permanent de l’Iran auprès de l’ONU a qualifié les actions de l’Iran dans le détroit d’Ormuz de légitimes et conformes au droit international, affirmant que le pays ne pouvait permettre qu’une voie navigable aussi cruciale soit utilisée comme corridor pour des actions hostiles et une agression militaire contre sa souveraineté, son territoire et ses intérêts vitaux.

L'Iran restreint le transit dans le détroit depuis les premiers jours de la récente agression américano-israélienne non provoquée contre le pays.

Toutefois, le passage coordonné par cette voie maritime stratégique est autorisé pour tous les navires, à l'exception de ceux liés aux États-Unis, au régime israélien et aux entités qui leur sont associées.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV