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Frappes américaines à Bandar Abbas : Téhéran condamne la violation du cessez-le-feu par les États-Unis et appelle l’ONU à agir

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. (Photo d'Archives)

Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a fermement condamné les menaces proférées par les États-Unis à l’encontre de l’Iran ainsi que la violation répétée de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre Téhéran et Washington. Il a appelé l’Organisation des Nations unies (ONU) à intervenir afin que « les agresseurs soient tenus responsables ».

Ces déclarations interviennent après l’agression militaire menée jeudi 28 mai par les États-Unis contre certaines zones de la ville portuaire de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran.

Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, cette attaque violait l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale de l’Iran, en violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies.

« Le Conseil de sécurité de l’ONU est tenu de respecter son obligation légale de demander des comptes aux agresseurs américains », a-t-il souligné.

Baghaï a également dénoncé la violation continue du cessez-le-feu par Washington, citant notamment les attaques contre la navigation commerciale dans la région du golfe Persique et en haute mer, ainsi que les frappes aériennes menées ces derniers jours contre les régions méridionales de l’Iran.

À lire : Détroit-d’Ormuz : le CGRI force un pétrolier US à rebrousser chemin

Il a par ailleurs réaffirmé la détermination de la République islamique d’Iran à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies.

Dans le même temps, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a riposté à l’agression américaine en lançant des attaques de représailles contre une base américaine dans la région.

Baghaï a dénoncé la rhétorique menaçante des responsables américains à l’encontre de la République islamique d’Iran et de plusieurs autres pays de la région, tout en exprimant la solidarité de Téhéran avec « le pays ami et frère, Oman ».

Mercredi, le président américain Donald Trump a menacé de « pulvériser » Oman si ce pays prenait parti pour l’Iran dans le dossier du contrôle du détroit d’Ormuz.

« Menacer de “pulvériser” un État membre de l’ONU, qui a toujours joué un rôle constructif, efficace et responsable dans la paix et la sécurité régionales, et qui a consacré de nombreuses années à la médiation diplomatique en déployant des efforts en faveur de la paix et de la stabilité régionales, viole non seulement le principe fondamental interdisant le recours à la menace ou à l’usage de la force, mais constitue également un signe dangereux de la normalisation de l’anarchie et de l’intimidation dans les relations internationales », a déclaré Baghaï.

L’Iran a restreint le transit par le détroit d’Ormuz dès les premiers jours de l’agression américano-israélienne non provoquée contre le pays.

Toutefois, le passage coordonné demeure autorisé pour tous les navires, à l’exception de ceux liés aux États-Unis, au régime israélien et aux entités qui leur sont associées.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV