Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a appelé les nations musulmanes à renforcer leur coopération et à consolider leur pouvoir de manière indépendante, sans ingérence étrangère, estimant qu’une telle unité constitue la clé du règlement des crises régionales.
À l’occasion de l’Aïd Al-Adha, fête du sacrifice, du dévouement et de la servitude envers Dieu, M. Ghalibaf a adressé des messages de félicitations à ses homologues des pays islamiques.
Le monde musulman, y compris la nation iranienne, traverse actuellement une période marquée par l’agression criminelle des États-Unis et du régime sioniste, celle même qui s’est soldée par la mort en martyrs de bon nombre de nos compatriotes, parmi lesquels des écoliers, ainsi que le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a noté le responsable.
Affirmant que le Leader martyr était un véritable adepte de l’unité islamique et un fervent défenseur du peuple palestinien opprimé, le président du Parlement iranien a rappelé combien l’Ayatollah Seyyed Ali Khaménei tenait à ce que la nation iranienne, sur la base des principes religieux, entretienne des relations amicales avec les pays voisins, fasse preuve de fraternité envers les musulmans et les partisans de la liberté et reste ferme dans la lutte contre l’oppression et l’arrogance.
« C’est sur cette base que, pendant quarante jours de confrontation militaire directe avec les agresseurs, le peuple iranien a su leur infliger une lourde défaite, sous les yeux du monde entier », a-t-il poursuivi.
M. Ghalibaf a ajouté que la victoire stratégique de l’Iran dans cette guerre a donné un message à tous les musulmans à travers le monde : si nous faisons preuve d’unité et de solidarité face aux ennemis de l’islam, en particulier le régime sioniste et ses soutiens, la victoire sera à nous.
« Je souligne que le renforcement de la coopération visant à rendre plus fort les pays musulmans, sans intervention étrangère, joue un rôle efficace dans la résolution des crises régionales », toujours selon sa lettre, dans laquelle il s’est dit convaincu que grâce à la volonté, à l’unité et à la cohésion des nations musulmanes, l’Oumma islamique connaîtra le progrès et la prospérité, ainsi que l’instauration de la paix et de la sécurité.
À noter que la guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a débuté le 28 février par une vague de frappes aériennes ayant conduit à l’assassinat du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Ali Khamenei, et visé des installations nucléaires, des écoles, des hôpitaux ainsi que des infrastructures civiles.
En riposte, la République islamique d’Iran a mené pas moins de cent vagues de frappes de représailles décisives dans le cadre de l’opération baptisée Vraie Promesse IV.
Le 8 avril, après quarante jours de guerre, un cessez-le-feu fragile, négocié par le Pakistan, est entré en vigueur entre Téhéran et Washington. Toutefois, le blocus naval américain imposé aux ports iraniens se poursuit, alors que les pourparlers de paix restent dans l’impasse en raison du refus des États-Unis de mettre un terme définitif à la guerre, de lever les sanctions et de débloquer les avoirs gelés de l’Iran.