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La « taxe Iran » lourde pour les Américains : une flambée des prix qui risque de durer des années

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un panneau affiche les prix du carburant diesel dans une station-service BP à Elizabeth, dans le New Jersey, aux États-Unis, le lundi 9 mars 2026. (Getty Images)

Un rapport récent met en lumière les lourdes conséquences économiques de la guerre d’agression menée par les États-Unis contre l’Iran. La population américaine subit désormais ce qu’on appelle une « taxe Iran » punitive, un surcoût dont les répercussions pourraient durer des mois, voire des années.

Près de trois mois après le début de l’offensive américaine du 28 février, les forces iraniennes ont sécurisé le détroit d’Ormuz, exerçant ainsi leur droit souverain face aux menaces extérieures. Cette mesure a provoqué une flambée immédiate des prix du carburant, touchant durement les citoyens américains, dont les dirigeants ont privilégié la confrontation à la diplomatie.

Selon les données de l'AAA (l’Association américaine des automobilistes), citées par Newsweek, le prix moyen national du gallon d'essence ordinaire est passé de moins de 3 dollars, avant l'escalade, à 4,49 dollars aujourd'hui.

Parallèlement, le prix du diesel a bondi de plus de 50 %, entraînant un effet domino sur les chaînes d'approvisionnement et faisant grimper mécaniquement les coûts du transport, de l'alimentation et des biens de consommation.

Les chercheurs de la Watson School de l’université Brown estiment que les consommateurs américains ont déjà supporté 48 milliards de dollars de coûts supplémentaires liés au carburant depuis le début du conflit. Cela représente une charge moyenne comprise entre 364 et 410 dollars par foyer chaque mois, en tenant compte des effets indirects sur le kérosène, les engrais et la pétrochimie.

Cette pression économique dépasse largement le simple coût de l'essence.

Le dernier indice des prix à la consommation publié par le département du Travail révèle que l’inflation surpasse désormais la croissance des salaires, effaçant ainsi les gains réels enregistrés ces derniers temps. Par ailleurs, une enquête de l’université du Michigan indique que les anticipations d’inflation des consommateurs ont atteint 4,8 %.

Lire plus: Agression israélo-américaine : le coût moyen de l'essence atteint son plus haut niveau aux États-Unis tandis que l’Europe fait face à une pénurie de kérosène

Des économistes de renom soulignent la gravité de cette situation à long terme. Justin Wolfers, professeur à l’université du Michigan, prévient que les Américains pourraient être confrontés à cette « taxe Iran » pendant une durée indéterminée.

En définitive, la soi-disant « taxe Iran » n’est pas imposée par Téhéran, mais constitue une conséquence auto-infligée des politiques déstabilisatrices de Washington dans la région du golfe Persique.

Alors que les familles américaines peinent à faire face à la hausse des prix, tant à la pompe qu’à l’épicerie, les limites de la puissance américaine apparaissent au grand jour. L’Iran, de son côté, demeure résolu à poursuivre la voie de l’autosuffisance et à défendre ses principes, tandis que le coût réel de l’agression retombe lourdement sur ceux qui l’ont déclenchée.

Le peuple américain mérite des dirigeants qui privilégient la paix aux guerres sans fin, et qui reconnaissent qu’une attaque contre l’Iran engendre des coûts élevés et durables.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV