Les forces navales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ont fait état d’une hausse du transit de marchandises par le détroit d’Ormuz, ce qui est considéré comme un signe de renforcement de la situation sécuritaire dans cette voie maritime stratégique.
Le département des Relations publiques des forces navales du CGRI a annoncé ce dimanche 24 mai, dans un communiqué, que 33 navires ont traversé le détroit d’Ormuz au cours des dernières 24 heures.
Ce chiffre représente une augmentation de près de 50 % par rapport aux données publiées en début de semaine. Cela montre également une hausse significative par rapport aux chiffres enregistrés début mars, lorsque l’alliance israélo-américaine a déclenché la guerre contre l’Iran en conduisant le CGRI à prendre le contrôle du détroit d’Ormuz et à imposer des restrictions de navigation.
À cet égard, la télévision publique iranienne a rapporté que la Chine, l’Inde, le Pakistan et certains pays du golfe Persique ont, en effet, battu le record de passage pour leurs navires, et ce, alors qu’environ 240 autres navires attendent toujours l’autorisation de l’Iran pour traverser le détroit.
Les forces navales du CGRI ont indiqué que parmi les navires autorisés à passer par le détroit d’Ormuz au cours des dernières 24 heures, figuraient des pétroliers, des porte-conteneurs et d’autres navires marchands. Elles ont précisé que tous ces navires ont été autorisés à passer après avoir obtenu les permis requis par les forces armées iraniennes, conformément à leur dispositif de sécurité pour cette voie maritime.
De plus, les forces navales du CGRI ont fait remarquer dans leur communiqué que le trafic dans le détroit est revenu à un niveau quasi normal grâce à l’amélioration de la situation sécuritaire dans le golfe Persique.
« Les forces navales du Corps des gardiens de la Révolution islamique établissent le contrôle intelligent sur le détroit d’Ormuz, malgré l’insécurité causée par les actes d’agression de l’armée terroriste des États-Unis », peut-on lire dans le communiqué.
Le détroit d’Ormuz s’attribue un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole. Par conséquent, les restrictions établies par l’Iran, depuis près de deux mois, ont entraîné une forte hausse des prix internationaux du pétrole et des produits dérivés.
L’Iran s’est dit prêt à rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz, s’il reçoit des garanties concrètes quant à la fin définitive de l’agression américano-israélienne et à la levée de toutes les sanctions et du blocus imposés par les États-Unis aux ports et aux navires iraniens.
Cependant, la situation dans le détroit d’Ormuz ne reviendra jamais à ce qu’elle était avant la guerre. Actuellement, les restrictions s’appliquent constamment aux navires appartenant à des régimes hostiles, ainsi qu’à leurs alliés, tandis que les autres doivent s’acquitter des frais de transit.