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L’Iran revendique ses droits légitimes dans les négociations avec les États-Unis, mais les expériences passées incitent à la prudence (Pezeshkian)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président iranien Massoud Pezeshkian (à droite) reçoit le chef d’État major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, le 23 mai 2026 à Téhéran. (Photo : president.ir)

Le président iranien Massoud Pezeshkian affirme que la République islamique d’Iran cherche uniquement à rétablir ses droits légitimes dans les pourparlers avec les États-Unis, mais que les expériences passées de négociation avec les Américains ont conduit Téhéran à procéder avec une extrême prudence.

S’exprimant ce samedi 23 mai lors d’une rencontre avec le maréchal Asim Munir, chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le président iranien a exprimé sa gratitude pour les efforts déployés par le Pakistan en faveur de la stabilité et de la sécurité régionales.

« Le peuple et les dirigeants du Pakistan sont nos frères, et nous vous portons une affection sincère. Nous, musulmans, formons un seul corps ; l’unité est notre seule option. Nous devons œuvrer ensemble pour améliorer notre situation et celle de tous les musulmans du monde », a-t-il déclaré.

Massoud Pezeshkian a souligné que les musulmans doivent œuvrer pour l’unité et la cohésion du monde musulman par des solutions concrètes et renforcer et étendre davantage les interactions économiques, sociales, politiques et culturelles entre eux.

Le président a réaffirmé l’engagement concret de l’Iran envers les cadres juridiques internationaux, déclarant : « Nous cherchons uniquement à rétablir les droits légitimes de notre nation, mais notre histoire et notre expérience des négociations avec les Américains nous obligent à faire preuve de la plus grande prudence. »

M. Pezeshkian a souligné que la guerre n’a jamais profité à personne, ajoutant : « L’Amérique ne sortira pas victorieuse de ce conflit. Ce sont les pays de la région et du monde qui subiront de lourdes pertes. Le régime sioniste est le seul à chercher à défendre ses intérêts dans la région par la guerre. »

Le président a souligné que l’Iran se méfie des États-Unis en raison de violations répétées de leurs engagements, d’attaques perpétrées lors de négociations et de l’assassinat de responsables iraniens.

« Dans ces circonstances, la République islamique d’Iran — s’appuyant sur des relations fraternelles avec des pays amis, dont le Pakistan — s’est engagée sur la voie de la négociation », a-t-il déclaré.

Il a toutefois ajouté que « l’objectif principal est uniquement de garantir les intérêts de la nation iranienne par des solutions appropriées et adéquates ».

Pour sa part, le maréchal Munir s'est dit ravi de pouvoir rencontrer à nouveau le président iranien. « Les négociations se déroulent bien », a-t-il affirmé.

Saluant les propos du président iranien, le commandant de l’armée pakistanaise a lui aussi noté qu’Israël cherche ses propres intérêts dans le conflit. Il a fait remarquer que le régime nourrit une profonde hostilité envers quiconque s’efforce de résoudre les conflits, et qu’il ne souhaite aucune stabilité ni sécurité dans la région.

Le haut responsable a également exprimé l’espoir que les négociations en cours aboutiraient au plus vite à un résultat favorable pour l’Iran, tous les pays de la région et les musulmans.

Le 28 février, les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre non provoquée contre l’Iran en assassinant le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et plusieurs hauts gradés militaires.

En réponse, les forces armées iraniennes ont mené des frappes de représailles sur une période de 40 jours et ciblé des installations militaires américaines et israéliennes.

Le Pakistan a négocié un cessez-le-feu de deux semaines le 8 avril, ouvrant la voie à des négociations. Cependant, une délégation iranienne est rentrée à Téhéran quelques jours plus tard sans accord, dénonçant les exigences excessives de la partie américaine.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV