L’ambassade d’Iran à Berlin affirme que les allégations des procureurs allemands concernant l’implication présumée de Téhéran dans des attaques contre des personnalités juives sont « sans fondement » et relèvent de « clichés éculés ».
Dans un communiqué publié ce samedi 23 mai sur X, l’ambassade d’Iran a déclaré que la sécurité est « une question nécessaire et respectable » dans tous les pays, y compris en Iran et en Allemagne.
Toutefois, elle a déclaré que de telles accusations contre Téhéran avaient été formulées « sur ordre des ennemis de l’Iran », ajoutant que la répétition de « clichés éculés » ne faisait que discréditer les institutions juridiques de la partie accusatrice.
L’ambassade a également déclaré que si la protection des institutions juives et des sites liés aux religions abrahamiques est considérée comme un principe universellement accepté, alors « l’attaque militaire menée par le régime israélien en avril 2026 contre la synagogue Rafi’-Nia à Téhéran doit également être perçue et condamnée avec la même sensibilité ».
Ce dernier développement fait suite à l’annonce par le parquet fédéral allemand de poursuites pénales contre un ressortissant danois et un ressortissant afghan accusés d’implication dans un complot présumé visant d’éminents dirigeants juifs en Allemagne.
Selon l’accusation, le suspect danois, identifié comme Ali S. en vertu de la législation allemande sur la protection de la vie privée, est accusé d’avoir travaillé pour les services de renseignement du Corps des gardiens de la Révolution islamique iranien (CGRI) et d’entretenir des liens étroits avec la Force Qods.
Les procureurs ont affirmé qu’il avait été chargé début 2025 de recueillir des informations sur Josef Schuster, président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, et Volker Beck, président de la Société germano-israélienne, ainsi que sur deux épiceries juives à Berlin.
Les procureurs allemands ont affirmé que ces activités de surveillance visaient à faciliter la planification d’attentats meurtriers et d’incendies criminels en Allemagne.
Les autorités allemandes et danoises avaient annoncé en juillet de l’année dernière l’arrestation au Danemark d’un ressortissant danois soupçonné d’espionnage au profit de l’Iran pour avoir collecté des informations sur des sites et des individus juifs à Berlin.