Le ministère libanais de la Santé a annoncé que six secouristes et un enfant ont été tués lors de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban, malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur.
Le ministère a déclaré ce vendredi 22 mai que « six personnes sont tombées en martyres », dont deux secouristes, l’un d’eux étant également photographe indépendant, et une jeune Syrienne, lors d’une frappe sur le village de Deir Qanun al-Nahr.
Selon les médias, le secouriste et photographe a été identifié comme étant Ahmed Hariri.
Le ministère de la Santé a également indiqué que quatre autres secouristes avaient été tués lors d’une précédente frappe israélienne sur la ville de Hanaway, dans le sud du pays.
Les médias libanais ont rapporté que l’attaque, qui a ciblé un centre d’aide à Hanaway, a également fait plusieurs blessés.
Ce bilan porte à huit le nombre de secouristes tués par Israël depuis vendredi matin.
D’après les autorités libanaises, près de 3 089 personnes ont été tuées au Liban depuis le début de l’offensive israélienne début mars.
Le 2 mars, le Hezbollah a lancé des opérations militaires contre le régime israélien en réponse à l’agression américano-israélienne contre l’Iran, aux violations répétées du cessez-le-feu de 2024 et à l’occupation continue du territoire libanais dans le sud du pays.
À la suite de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, Tel-Aviv a été contraint d’accepter une trêve au Liban également, après que Téhéran a exigé la fin des attaques israéliennes sur le sol libanais comme condition essentielle aux négociations indirectes avec Washington.
Pourtant, l’armée israélienne a rapidement repris ses offensives sur le sud du Liban, menaçant d’évacuer plusieurs zones, même après la prolongation de trois semaines de la trêve initiale de dix jours entre Tel-Aviv et Beyrouth.
Les forces d’occupation israéliennes continuent également d’exercer un contrôle sur certaines parties du sud du Liban, où elles ont imposé une « Ligne jaune » – une zone tampon militaire de nature coercitive rappelant les mesures de contrôle tristement célèbres du régime dans la bande de Gaza assiégée.