Téhéran a fermement condamné les sanctions américaines imposées à des citoyens et responsables libanais, ainsi qu’à l’ambassadeur d’Iran en poste à Beyrouth, les qualifiant d’« acte illégal et injustifié » visant à fomenter la sédition au Liban.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a publié un communiqué vendredi, au lendemain de l’annonce de nouvelles sanctions par le département américain du Trésor contre neuf individus au Liban, dont l’ambassadeur iranien Mohammad Reza Sheibani, prétendant que ces individus soutenaient le mouvement de résistance Hezbollah pour « saper la souveraineté du Liban ».
Le ministère a dénoncé les sanctions imposées à M. Sheibani qui représentent un nouvel exemple de la rébellion de l’administration actuelle aux États-Unis et de son mépris des principes indiscutables du droit international et de la Charte des Nations unies, en particulier du principe fondamental du respect de la souveraineté nationale des États.
Dans son communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a également condamné les sanctions américaines imposées à plusieurs élus du Hezbollah au Parlement libanais, à des responsables du mouvement Amal et à plusieurs officiers militaires et sécuritaires libanais.
Le communiqué ajoute : « Ces actes odieux visent à affaiblir la souveraineté nationale du Liban et à inciter à la sédition au sein de la société libanaise. Ils témoignent de la complicité persistante de l’administration américaine avec le régime agresseur et occupant d’Israël, qui poursuit son agression militaire et commet des crimes abominables contre le Liban. »
Les Libanais et les différents groupes de ce pays, souligne le communiqué, défendront la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban, en maintenant l’unité et la solidarité nationales et empêcheront Israël d’atteindre ses objectifs néfastes en mettant fin à l’occupation et à l’agression israélienne.
Par ailleurs, le ministère a exprimé la détermination de la République islamique d’Iran à renforcer ses relations amicales et historiques avec le Liban dans divers domaines, conformément aux intérêts des deux nations.
Malgré un cessez-le-feu annoncé le 17 avril et prolongé jusqu’au 17 mai, l’armée israélienne poursuit ses frappes aériennes quotidiennes au Liban et continue de détruire les maisons dans des dizaines de villages, rappelant les atrocités commises pendant des années contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.
Depuis le 2 mars, les attaques israéliennes contre le Liban ont fait plus de 3 000 morts et quelque 9 400 blessés, selon le dernier bilan officiel.
Israël occupe des zones du sud du Liban, dont certaines qu’il contrôle depuis des décennies et d’autres depuis la guerre de 2023-2024, et a progressé d’environ dix kilomètres à l’intérieur de la frontière pendant le conflit actuel.