Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a mis en garde, lors d’une rencontre avec son homologue français Emmanuel Macron, contre les dangers d’une escalade des tensions dans la région et leurs répercussions néfastes sur la sécurité régionale et internationale.
Le président français s’est entretenu, ce samedi 9 mai, avec Abdel Fattah al-Sissi au sujet des évolutions régionales.
La rencontre s’est tenue dans la nouvelle ville de Borg el-Arab, en marge de la cérémonie d’inauguration du nouveau campus de l’Université Senghor. Les deux hommes ont examiné les évolutions régionales et les questions liées à l’Asie de l’Ouest, notamment la situation à Gaza, au Liban ainsi que les tensions croissantes dans la région.
Au cours de la rencontre, Abdel Fattah al-Sissi a détaillé les efforts de l’Égypte pour contenir les tensions régionales et a mis en garde contre les risques d’une escalade et ses conséquences néfastes pour la sécurité régionale et mondiale, ainsi que pour les chaînes d’approvisionnement, le commerce et le transport internationaux.
Le président égyptien a également réaffirmé la position constante de son pays en faveur de la sécurité et de la stabilité des pays arabes, tout en soulignant l’opposition ferme du Caire à toute atteinte à la souveraineté des États arabes et aux ressources de leurs peuples.
Pour sa part, Emmanuel Macron a salué le rôle joué par l’Égypte dans l’apaisement de la situation et déclaré que son pays souhaitait une résolution rapide de la crise actuelle afin de contribuer au rétablissement de la stabilité en Asie de l’Ouest.
La question palestinienne a également été au centre des discussions. Abdel Fattah al-Sissi a fait par des efforts du Caire visant à consolider l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, à mettre en œuvre la deuxième phase de cet accord et à faciliter l’acheminement sans condition de l’aide humanitaire vers la zone sous blocus.
Le président égyptien a par ailleurs souligné l’importance du lancement de la reconstruction de Gaza et mis en garde contre l’intensification des exactions israéliennes en Cisjordanie occupée. Il a affirmé qu’aucune solution n’était possible sans la relance d’un processus politique conduisant à la création d’un État palestinien indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Qods-Est pour capitale, conformément aux résolutions internationales et au principe de la solution à deux États, soutenue par l’Occident.
Selon les médias, Emmanuel Macron s’est également rendu ce samedi à Alexandrie au début d’une tournée africaine comprenant l’Égypte, le Kenya et l’Éthiopie.
Le deuxième jour de sa visite, il se rendra à Nairobi pour rencontrer son homologue kényan William Ruto. La signature d’accords bilatéraux, notamment des contrats entre entreprises des deux pays, est à l’ordre du jour.
Lundi et mardi, Macron et Ruto coprésideront le sommet franco-africain intitulé « L’Afrique vers le progrès », la première réunion de ce type réunissant les dirigeants africains depuis l’arrivée de Macron au pouvoir en 2017.
Le président français se rendra ensuite à Addis-Abeba pour rencontrer le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.
Dans la capitale éthiopienne, Emmanuel Macron visitera également le siège de l’Union africaine en présence du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, où une réunion consacrée au renforcement de la paix et de la sécurité devrait se tenir.