Le ministre cubain des Affaires étrangères, en condamnant une nouvelle série de sanctions imposées par les États-Unis, a exhorté la communauté internationale à « élever la voix pour mettre fin à la menace militaire et au blocus économique américain contre le peuple cubain ».
Le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, a réaffirmé sur les réseaux sociaux son soutien total au communiqué de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire protestant contre les récentes mesures punitives.
« Nous soutenons le communiqué de la Commission des relations internationales de l'Assemblée nationale, qui rejette le décret exécutif du gouvernement américain daté du 1er mai », a-t-il déclaré, repris par l'agence de presse Europa Press.
Dans ce nouveau décret, le président américain Donald Trump a étendu les sanctions sous prétexte de « menace pour la sécurité nationale », ciblant les nouveaux responsables gouvernementaux cubains. Selon la Maison-Blanche, ces mesures visent des individus et des entités liés à l'appareil de sécurité, ainsi que ceux prétendument impliqués dans la corruption ou des violations des droits de l'homme.
Cuba se dit prêt à faire face à toute agression militaire américaine
— Press TV Français (@fr_presstv) April 19, 2026
🇨🇺⚡️🇺🇸 Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a affirmé que son pays fera tout son possible pour se défendre si les États-Unis lancent un acte d’agression illégal contre Cuba.https://t.co/J5YrPZF869
L'Assemblée nationale cubaine a vivement critiqué ces actions, les qualifiant de stratégie pour « intensifier une guerre économique dont le but est d'aggraver le châtiment collectif, illégal et immoral, du peuple cubain ».
Selon les parlementaires cubains, cette démarche viole « une fois de plus » la souveraineté de l'île et cherche à « internationaliser le blocus », en exerçant des pressions et des menaces de sanctions secondaires sur des tiers, afin d'empêcher toute transaction financière ou commerciale avec Cuba.
Dans son message, M. Rodriguez a directement appelé les parlements du monde entier à se mobiliser pour « stopper la menace militaire, le blocus économique et les sanctions énergétiques imposés par les États-Unis ».
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a également dénoncé cette escalade, la qualifiant d'« agression unilatérale » s'inscrivant dans une série de mesures illégales prises par Washington.
Par ailleurs, le département du Trésor a annoncé jeudi dernier des sanctions contre une entreprise contrôlée par l'armée cubaine et son dirigeant, ainsi qu'une société minière, renforçant ainsi la pression sur le gouvernement cubain.
Le même jour, un groupe d'experts des Nations unies a averti que le blocus sur le carburant, imposé depuis le début de l'année, entraîne de graves conséquences sur le développement et les droits fondamentaux de la population cubaine.