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L’Iran examine la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, mais rejette les pressions sur un ultimatum

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. (Photo d’archives)

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que l’Iran continuait à examiner la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, soulignant que Téhéran rejette des échéances fixées par Washington.

« La proposition [américaine] est toujours en cours d’examen, et nous annoncerons notre réponse dès que nous aurons pris notre décision », a déclaré Esmaïl Baghaï aux journalistes vendredi 8 mai.

Interrogé sur des informations selon lesquelles les États-Unis auraient fixé un ultimatum à l’Iran pour répondre à ce plan, Baghaï a réaffirmé que la question restait en cours d’examen.

« Nous nous concentrons sur notre travail et ne prêtons aucune attention à ces échéances », a-t-il ajouté.

Dans le même temps, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé vendredi que Washington s’attendait à recevoir dans la journée la réponse de l’Iran à la proposition américaine.

Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une agression illégal contre l’Iran, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires, en violation flagrante de la souveraineté du pays.

Un cessez-le-feu, négocié sous l’égide du Pakistan, a été instauré le 8 avril. Les négociations qui ont suivi n’ont toutefois pas permis d’aboutir à un accord, à cause des exigences excessives de Washington.

Les responsables iraniens ont à plusieurs reprises critiqué l’approche américaine dans les négociations, confirmant que la Maison-Blanche cherchait à imposer ses conditions plutôt que de s’engager dans un véritable dialogue.

Dans un message publié mercredi sur X, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a exposé la perception des négociations pour la partie iranienne, en se référant aux principes du droit international.

« Le concept de pourparlers requiert la bonne foi, ce qui signifie que les négociations ne sont ni des disputes, ni des diktats, ni des tromperies, ni des extorsions, ni des coercitions », a-t-il écrit.

Le même jour, le président du Parlement iranien, Mohammad-Baqer Qalibaf, a rejeté certaines informations au sujet d’un prétendu accord imminent entre Téhéran et Washington, les qualifiant de « trompeuses » et d’« éléments composés d’une série de fausses informations » diffusées par les médias américains.

Dans un message sur X, Baghaï a notamment évoqué des allégations publiées par le média américain Axios concernant un tel accord, en les qualifiant d’« Opération Fauxios ».

Selon lui, la diffusion de telles informations reflète une pratique fréquente dans la couverture médiatique américaine, en particulier des articles attribués à des sources anonymes. Les responsables iraniens l’ont catégoriquement démenti, d’autant plus que ces informations se sont révélé par la suite être non fondées.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV