Le ministre polonais de la Défense a déclaré que les pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) devaient atteindre l’objectif consistant à consacrer 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) à la « défense » au cours des cinq prochaines années.
Władysław Kosiniak-Kamysz, s’exprimant ce mercredi 6 mai, à l’occasion de la Defence24 Days, la plus grande conférence sur la défense et la sécurité en Europe de l’Est, a mis en garde contre les risques d’un retard dans la réalisation de cet objectif au-delà de 2030.
La Pologne — pays d’Europe de l’Est, membre de l’OTAN et frontalier de la Russie et de l’Ukraine — a accru ses dépenses militaires. En proportion de son économie, les dépenses militaires de Varsovie sont les plus élevées au sein de l’OTAN. Le pays prévoit de consacrer « 4,8 % de son PIB à la défense » en 2026.
Lors de cet événement le ministre polonais a affirmé : « L’Europe est capable de développer sa capacité économique à une échelle inimaginable, mais nous devons être clairs : renforcer la défense, c’est la priorité aujourd’hui».
Il a ajouté : « Il n’y a aucune raison d’attendre 2035 pour atteindre les 5 %. Nous devons y parvenir d’ici 2030, car au-delà de cette échéance, il pourrait être trop tard».
Lors du sommet de juin 2025, les dirigeants de l’OTAN ont convenu de porter d’ici 2035 les investissements liés à la défense militaire et à la sécurité à 5 % du PIB. Ces investissements incluent notamment la cybersécurité ainsi que l’amélioration des infrastructures routières et portuaires destinées à accueillir des équipements militaires lourds.
Par ailleurs, le Premier ministre polonais Donald Tusk a affirmé qu’il n’existait « aucune alternative » à l’OTAN.
Dans un message publié sur son compte X, Donald Tusk a déclaré que le huitième sommet de la Communauté politique européenne envoyait un message clair : les liens transatlantiques et l’amitié entre l’Europe et les États-Unis constituent une responsabilité commune de tous les membres de l’Alliance. « Il n’existe aucune alternative à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord », a-t-il écrit.
Il a ajouté que les projets de retrait des forces américaines constituaient un nouvel avertissement montrant que certains responsables politiques, dont le président américain Donald Trump, adoptent une approche quelque peu différente de la ligne traditionnelle qui, par le passé, rassurait les alliés.