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Selon des médias, Netanyahu aurait contacté le président émirati après une attaque contre Fujairah, tandis que de nouveaux éléments révèlent une coopération sécuritaire et opérationnelle accrue entre Abou Dhabi et Tel‑Aviv.

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’image montre le président des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed Al Nahyane (à gauche), et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. (Via IRNA)

Selon des médias israéliens et émiratis, Benjamin Netanyahu s’est entretenu par téléphone avec le président des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, à la suite d’une attaque visant le port émirati de Fujairah.

L’agence de presse officielle WAM a confirmé mercredi que le président émirati avait reçu l’appel de Netanyahu, lequel a exprimé la solidarité d’Israël envers les Émirats arabes unis.

Lors de son procès à Tel-Aviv, Netanyahu a indiqué mardi qu’il avait parlé, au cours des dernières 24 heures, avec quatre dirigeants dont il ne pouvait révéler les noms.

« J’ai parlé avec Trump, avec le Premier ministre tchèque, ainsi qu’avec des dirigeants arabes dont je ne peux pas divulguer l’identité », a-t-il précisé.

La révélation de cet échange entre Netanyahu et Mohammed ben Zayed intervient alors que des médias occidentaux publient de nouveaux éléments concernant la coopération sécuritaire et militaire entre Israël et Abou Dhabi.

CNN a rapporté, citant des sources anonymes, qu’un système israélien de surveillance installé aux Émirats avait participé aux opérations d’interception de missiles.

La chaîne israélienne 12 a confirmé ces informations, évoquant « un renforcement de l’alliance stratégique entre Abou Dhabi et Tel‑Aviv, évoluant désormais vers une coopération opérationnelle sur le terrain ».

Le Financial Times avait déjà révélé qu’Israël avait fourni aux Émirats des systèmes d’armes avancés ainsi que des renseignements essentiels destinés à contrer de potentielles menaces.

La chaîne 12 a également rapporté que les Émirats ne cherchaient plus à dissimuler la nature de leurs relations avec Israël et qu’ils assumaient désormais ouvertement leur volonté d’approfondir leur « alliance stratégique » avec le régime occupant.

Selon ce média, Abou Dhabi entend élargir ce partenariat afin d’y inclure une « coopération opérationnelle sur le terrain », faisant des Émirats « aujourd’hui le partenaire arabe le plus proche d’Israël ».

Le déploiement de systèmes de défense israéliens sur le sol émirati, ainsi que l’entretien téléphonique entre Netanyahu et Mohammed ben Zayed, illustrent selon ces rapports l’ampleur de la normalisation des relations entre Abou Dhabi et Tel‑Aviv.

Les liens entre les Émirats arabes unis et Israël dépasseraient ainsi largement le cadre diplomatique pour englober une coopération militaire active, des échanges de renseignements sécuritaires et la présence directe d’infrastructures militaires israéliennes dans un pays arabe.

En 2020, les Émirats arabes unis et Israël ont signé un accord de normalisation à la Maison-Blanche sous l’égide du président américain de l’époque, Donald Trump.

Le texte des « accords d’Abraham » décrivait une coopération politique, économique et sécuritaire étendue, sans toutefois imposer à Israël l’obligation de suspendre ou d’abandonner ses projets d’annexion ou de colonisation dans les territoires palestiniens occupés.

Israël a poursuivi ses opérations militaires à Gaza, provoquant d’importants dégâts aux infrastructures civiles et de nombreuses victimes. L’expansion des colonies en Cisjordanie s’est également poursuivie.

Selon les rapports évoqués, une large partie de l’opinion publique dans le monde arabe et islamique perçoit ces relations non comme une démarche de paix, mais comme une « alliance avec une puissance occupante et criminelle».

L’Iran a exhorté les Émirats arabes unis à cesser leur coopération avec les parties hostiles à la République islamique, affirmant se réserver le droit à une réponse équivalente.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a mis en garde contre les conséquences de l’accueil, par les Émirats, de bases et d’équipements utilisés par leurs adversaires, avertissant que cette situation pourrait déstabiliser la région.

Le ministère a également rejeté les accusations de responsables émiratis selon lesquelles l’Iran viserait leur pays, affirmant que ses actions de riposte ciblent exclusivement des cibles hostiles situées sur le territoire émirati.

Toujours selon ces sources, les Émirats arabes unis et plusieurs États de la région-notamment Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Koweït et la Jordanie- ont systématiquement fourni des plateformes permettant le lancement le lancement des attaques contre le sol iranien tout au long de l’agression non provoquée, qui a duré du 28 février au 7 avril.

L’Iran a répondu par une série de contre-attaques décisives et couronnées de succès, visant des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques à travers la région.

Ces représailles ont notamment touché des installations américaines situées dans les pays impliqués dans le déroulement de l’agression.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV