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La Banque mondiale estime que les perturbations du transport maritime vont perdurer et anticipe de fortes hausses des prix mondiaux des matières premières, en particulier de l’énergie.

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une image du détroit d’Hormuz

D’après le dernier rapport de la Banque mondiale, les perturbations affectant le transport maritime par le détroit d’Ormuz devraient s’inscrire dans la durée. L’institution indique que le trafic ne retrouvera pas son niveau antérieur avant la fin de 2026.

Le document prévoit également une hausse de 16 % du prix moyen des matières premières à l’échelle mondiale au cours de l’année. Il anticipe, en outre, une progression de 24 % des prix de l’énergie sur l’année en cours, qui atteindraient alors leur niveau le plus élevé depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

La Banque mondiale attribue ces tensions aux attaques visant les infrastructures énergétiques et aux perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Ce passage concentre 35 % du commerce mondial de pétrole brut transporté par voie maritime, ce qui rend la moindre entrave particulièrement sensible. L’institution qualifie ces événements de plus important choc d’approvisionnement pétrolier jamais enregistré.

L’agression américano-israélienne contre l’Iran a débuté le 28 février, avec des frappes aériennes ayant entraîné le martyre de plusieurs hauts responsables et commandants iraniens, parmi lesquels le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.

En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé quotidiennement des opérations de missiles et de drones visant des positions situées dans les territoires occupés par Israël, ainsi que des bases et installations américaines dans l’ensemble de la région.

Par ailleurs, l’Iran a réagi aux frappes en fermant le détroit d’Hormuz, entraînant une hausse significative du prix du pétrole et de ses dérivés.

Au cours des derniers jours, Washington a intensifié son aventurisme militaire dans le golfe Persique et dans le détroit d’Hormuz, où les forces américaines constituent une source supplémentaire de tension pour la stabilité régionale et les routes énergétiques internationales.

L’Iran a, à de multiples reprises, mis en garde les navires de guerre américains contre tout rapprochement du détroit stratégique. Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme maintenir un contrôle strict de la zone et démontre régulièrement ses capacités asymétriques avancées lors d’exercices de missiles et de drones.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV