Un haut commandant du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a averti que les répercussions de toute nouvelle escalade contre l'Iran seraient considérablement graves pour les États-Unis. Selon lui, même si Washington utiliserait toute sa puissance militaire, il serait vaincu par les forces iraniennes.
« Les conséquences d’une escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis seront bien plus graves pour ces derniers. Les États-Unis feront étalage de leur puissance, mais seront finalement vaincus », a déclaré, lundi 4 mai, le général de division Yadollah Javani, commandant adjoint du Corps des gardiens de la Révolution islamique chargé des affaires politiques.
« [Le président américain Donald] Trump ne pourra en aucun cas changer de cap et revenir à une date antérieure au 28 février », a-t-il ajouté.
Le haut commandant iranien a souligné que tout navire souhaitant traverser le détroit d'Ormuz devait le faire avec l'autorisation des forces armées iraniennes afin de garantir sa sécurité.
Il a fait remarquer que tout navire lié à des parties hostiles qui tenterait de traverser cette voie navigable stratégique serait confronté avec fermeté.
Selon le général de division Javani, l’ennemi américano-israélien n’a pu atteindre aucun de ses objectifs déclarés lors de la dernière guerre d'agression contre l'Iran.
Il a déclaré que Donald Trump et d'autres responsables politiques et militaires américains avaient explicitement affirmé que leurs objectifs en lançant la guerre contre l'Iran, étaient d'anéantir ses installations nucléaires et ses capacités balistiques, d'éliminer l'Axe de la Résistance et toutes ses forces affiliées, de renverser la République islamique d’Iran, de désintégrer le pays et d'exercer une domination totale sur l'ensemble de la région de l’Asie de l’Ouest.
Toutefois, le commandant du CGRI a ajouté qu'aucun de ces objectifs n'avait été atteint.
Il a déclaré que le défi majeur auquel Donald Trump est confronté actuellement est d'ouvrir le détroit d'Ormuz, sous contrôle de l'Iran, alors qu'il a exploré toutes les voies possibles pendant les 40 jours d'offensive contre l'Iran, mais en vain.
Le général Javani a affirmé que le président américain avait même exhorté ses alliés européens et d'autres pays à contribuer à l'ouverture du détroit.
Donald Trump cherche désormais à réaliser son rêve par le biais d'une campagne de pression contre Téhéran, mais les États-Unis, en tant que superpuissance, sont confrontés à une autre superpuissance, a fait remarquer le commandant.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre d'agression contre l'Iran, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et de plusieurs hauts commandants militaires.
En réponse, les forces armées iraniennes ont mené 100 vagues de contre-attaques sur une période de 40 jours, ciblant des installations militaires américaines et israéliennes, ce qui a entraîné des dégâts importants.
Un cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan, est entré en vigueur le 8 avril, permettant des négociations à Islamabad, où l'Iran a proposé un plan en dix points exigeant le retrait des troupes américaines et la levée des sanctions.
Malgré 21 heures de négociations intenses les 11 et 12 avril, la délégation iranienne est rentrée à Téhéran sans accord, invoquant une profonde méfiance quant à la volonté de Washington d'honorer ses engagements.
L'Iran a clairement indiqué que toute reprise des négociations de cessez-le-feu dépendait de la levée du blocus naval américain. Les autorités iraniennes estiment que le maintien de ce blocus constitue une violation de la trêve.