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Chute de popularité de Trump : 59 % des Américains l’estiment incapable d’exercer sa fonction avec compétence

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Donald Trump, président des États‑Unis.

À six mois des élections de mi-mandat, un nouveau sondage révèle un profond scepticisme au sein de l’opinion publique américaine quant à la capacité du président des États‑Unis, Donald Trump, à diriger le pays, une majorité déclarant qu’il est mentalement et physiquement inapte à exercer la présidence, alors que les retombées de la guerre imprudente menée par Washington contre l’Iran continuent de peser lourdement sur l’économie américaine.

Selon un sondage Ipsos réalisé pour le Washington Post et ABC News, Donald Trump est jugé impopulaire par 62% des Américains. 59 % des personnes interrogées estiment qu’il ne possède pas la vivacité d’esprit requise pour exercer efficacement les fonctions de commandant en chef, contre seulement 40 % qui pensent qu’il est apte à ce rôle.

En ce qui concerne la santé physique, 55 % affirment que le président américain n’est pas en assez bonne condition pour gouverner, tandis que 44 % expriment un avis contraire.

Plus de la moitié des sondés, soit 54 %, déclarent ne pas considérer Donald Trump comme un dirigeant fort, et 67 % estiment de manière particulièrement marquée qu’il ne prend pas soigneusement en compte les décisions importantes, pointant du doigt une prise de décision erratique et impulsive qui a caractérisé son approche de la guerre contre l’Iran.

D’autres sondages récents montrent que les taux de désapprobation du président américain atteignent de nouveaux sommets, largement alimentés par les crises d’accessibilité financière provoquées par la guerre lancée par les États‑Unis contre l’Iran et par les droits de douane généralisés.

Le blocus naval américain du détroit d’Ormuz, point de passage vital qui assure le transit d’un cinquième des expéditions mondiales de pétrole, a interrompu le trafic commercial, faisant grimper en flèche les prix de l’énergie aux États‑Unis et dans le monde.

En dépit de certaines déclarations optimistes de responsables de l’administration Trump, les Américains ordinaires se montrent pessimistes.

Le sondage révèle que 50 % des personnes interrogées s’attendent à une hausse des prix de l’essence au cours de l’année prochaine, contre seulement 21 % qui anticipent une amélioration.

Le secrétaire aux Transports des États-Unis, Sean Duffy, a récemment prétendu dans l’émission This Week d’ABC que les prix baisseraient « immédiatement » une fois le détroit d’Ormuz rouvert, mais de tels propos sonnent creux alors que le blocus se poursuit.

Donald Trump lui‑même avait fanfaronné le mois dernier en déclarant que les prix chuteraient « considérablement » avant les élections de mi‑mandat, pourtant ses décisions chaotiques n’ont fait que prolonger les souffrances du peuple américain.

L’agression américaine contre l’Iran, suivie le mois dernier d’un cessez‑le‑feu fragile, a laissé la région sous tension et les marchés mondiaux de l’énergie instables.

Bien que les frappes américaines aient cessé et que Trump ait déclaré la guerre « terminée » devant le Congrès, ses conséquences continuent de se faire sentir.

Le sondage Washington Post–ABC News–Ipsos a été réalisé en ligne du 24 au 28 avril auprès de 2 560 adultes américains, avec une marge d’erreur de ±2,2 points.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV