De violents combats ont éclaté dans la campagne ouest de Soueïda, opposant les forces de sécurité intérieure de l’administration syrienne aux unités autoproclamées de la « Garde nationale », marquant une nouvelle et préoccupante violation de la trêve convenue.
Selon des sources locales, les affrontements ont impliqué l'utilisation de mitrailleuses lourdes et de tirs de mortier, témoignant d’une escalade des hostilités le long de plusieurs axes à l’ouest de la ville.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme, un groupe de surveillance basé au Royaume-Uni, a également rapporté de nouveaux bombardements visant des zones proches de la prison civile et du rond-point d’al-Omran, à la périphérie ouest de Soueïda.
Le groupe a précisé que ces tirs provenaient conjointement des troupes de l’administration syrienne et de combattants tribaux armés, notamment ceux stationnés à Walgha, Mansoura et dans les villages avoisinants.Il est à noter qu’aucun mort ni blessé n’a été officiellement recensé suite à ces affrontements.
Les rapports de terrain indiquent que le cessez-le-feu a été violé dans la soirée sur les lignes de front à l’ouest de Soueïda. L’axe occidental, incluant la zone industrielle, la prison civile et le rond-point d’Al-Omran, a été la cible de tirs intenses et soutenus.
Les renseignements actuels suggèrent que ces tirs émanaient des zones de Walgha, Rima Hazem et Mansoura, où les forces de l’administration syrienne et leurs alliés tribaux sont positionnés.
En réponse, les unités autoproclamées de la Garde nationale ont riposté en direction des points d’origine des tirs, déclenchant des affrontements réciproques sur plusieurs fronts. Ces événements ont naturellement exacerbé les tensions dans une région déjà marquée par une vigilance et une mobilisation militaires accrues.