Le commandant de la plus haute instance opérationnelle iranienne a averti que les forces armées iraniennes cibleraient toute force étrangère, en particulier américaine, qui tenterait d’approcher ou de pénétrer dans le détroit stratégique d’Ormuz.
Dans un communiqué publié ce lundi, le général de division Ali Abdollahi, commandant du quartier général central Khatam al-Anbiya, a réitéré que la sécurité du détroit d’Ormuz relève de l’autorité exclusive des forces armées iraniennes.
Il a souligné que tout passage sécurisé par cette voie maritime vitale doit impérativement faire l’objet d’une coordination préalable avec les autorités militaires de l’Iran.
Le général Abdollahi a dénoncé les « dirigeants criminels et l’armée terroriste et agressive des États-Unis », les accusant d’avoir récemment pratiqué la piraterie et le banditisme dans les eaux internationales, mettant ainsi en péril la sécurité économique et le commerce mondial.
Il a averti ces dirigeants et leurs alliés que la nation iranienne, « résistante et courageuse », ainsi que les forces armées du pays, répondraient à toute menace ou agression, quels qu’en soient l’ampleur ou le lieu en Iran, par une « riposte sévère et regrettable ».
Le général Abdollahi a réaffirmé que l’Iran maintiendra un contrôle total et rigoureux sur la sécurité du détroit d’Ormuz.
Il a exhorté tous les navires marchands et pétroliers à s’abstenir de tout transit sans coordination préalable avec les forces armées stationnées dans le détroit, avertissant que tout manquement à cette consigne mettrait leur sécurité en péril.
Le général a également mis en garde les alliés de Washington, déclarant que les « partisans de l’Amérique perverse » doivent faire preuve de prudence pour éviter des conséquences regrettables.
Il a souligné que toute action agressive des États-Unis visant à déstabiliser le statu quo ne ferait qu’exacerber les tensions et compromettre gravement la sécurité de la navigation dans la région.
Ces déclarations interviennent alors que le président américain, Donald Trump, a récemment allégué que les États-Unis allaient « libérer la navigation dans le détroit d’Ormuz » lors d’opérations à partir de ce lundi.
Depuis le 28 février, date du déclenchement de la guerre d’agression par les États-Unis et le régime israélien contre l’Iran, Téhéran interdit l’accès au détroit d’Ormuz aux pétroliers et méthaniers affiliés à ces deux régimes, ainsi qu’à leurs partenaires, afin de préserver la sécurité de cette voie maritime stratégique.