Les violences organisées des colons israéliens contre les chrétiens et les communautés non juives d’Al-Qods occupée ont considérablement augmenté.
Dans un rapport, publié dimanche par l'agence de presse QNN, Youssef Daher, coordinateur du Bureau de liaison du Conseil œcuménique des Églises (COE) à Al-Qods occupée, a averti que les violences perpétrées par les colons contre les chrétiens et les communautés non juives dans la capitale palestinienne occupée ne constituent plus des incidents isolés ou des malentendus, mais reflètent la politique systématique israélienne à visée d'exclusion.
L'agression récente contre une religieuse française n'est ni l'œuvre d'un « déséquilibré », ni un acte isolé, a précisé M. Daher.
L'agresseur occupait un poste de direction au sein d'une association israélienne, ce qui, selon Youssef Daher, témoigne d'une tendance organisée visant à chasser les non-juifs de la ville.
Il a décrit l'incident comme un acte de terrorisme qui dépasse le cadre d'un comportement individuel et représente une tentative organisée d'intimider les chrétiens.
Avec la multiplication de ces menaces, les chrétiens d’Al-Qods occupée, qu'ils soient locaux ou étrangers, vivent désormais dans la crainte constante d'attaques imprévisibles, a-t-il déploré, rappelant que la situation met en danger tous les chrétiens, les musulmans et les autres non-juifs de la capitale palestinienne.
Les groupes de colons israéliens agissent comme des réseaux extrémistes organisés, appliquant une stratégie claire fondée sur la violence et l'exclusion des non-juifs, a-t-il averti.
Le Bureau de liaison du Conseil œcuménique des Églises et d'autres institutions ont documenté des données montrant une forte augmentation des violences liées aux colons.
Il a recensé environ 187 attaques pour la seule année 2025, incluant des agressions physiques contre des individus et des dégradations de biens.
Selon ce bureau, ce chiffre jugé « record » et « inédit », témoigne d'un passage d'incidents isolés à une politique structurée.
Dans une réaction distincte, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réclamé une peine exemplaire pour l'auteur de l'agression contre la religieuse française à Qods-Est occupée.
S'exprimant sur la plateforme de médias sociaux X, il a fait part de sa tristesse et de sa solidarité à cette religieuse et lui a souhaité un prompt rétablissement après ce qu'il a qualifié d'« attaque choquante ».
Il a ajouté que la France « ne peut en aucun cas accepter ces actes antichrétiens », soulignant l'engagement historique du pays à protéger les communautés catholiques et les lieux saints.
Ces dernières années, les attaques perpétrées par des colons sionistes contre des membres du clergé chrétien et musulman et contre des lieux de culte ont connu une forte augmentation.
L'agression contre la religieuse française survient dans un contexte de violences israéliennes persistantes en Cisjordanie occupée, où les attaques de l'armée et des colons israéliens ont tué au moins 1 155 Palestiniens, blessé environ 11 750 autres et conduit à l'enlèvement d'environ 22 000 personnes depuis octobre 2023, selon les chiffres officiels.
Durant la même période, le régime israélien a tué au moins 72 500 Palestiniens et en a blessé plus de 172 400 autres lors d'une guerre génocidaire contre la bande de Gaza.