Face à la colère exprimée par le président américain Donald Trump concernant le manque de soutien de l'Europe à la guerre contre l'Iran, le président Tchèque, Petr Pavel, a déclaré : «Nous n'en faisons pas partie».
Selon le site Web américain The Hill, le président de la République tchèque a réagi aux accusations de Donald Trump reprochant aux Européens de ne pas soutenir l’agression militaire américaine en cours contre l'Iran.
Lors d'une conférence de presse à Prague, il a affirmé au micro de CNN : « Je crois que l'Europe aurait pu faire davantage, mais nous ne faisons pas partie de cette (guerre)».
Donald Trump a vivement critiqué ses alliés au sein de l'OTAN pour leurs critiques vis-à-vis de ses tentatives bellicistes, menaçant de retirer les forces américaines d'Allemagne, d'Italie et d'Espagne.
Vendredi, en plein conflit ouvert avec le chancelier allemand Friedrich Merz, le président américain a ordonné au Pentagone de retirer environ 5 000 soldats d'Allemagne. Cette décision a suscité de vives inquiétudes au sein des commissions des forces armés du Sénat et de la Chambre des représentants des États-Unis, qui ont publié un communiqué commun à ce sujet.
Donald Trump a également menacé de retirer totalement les États-Unis de l'alliance atlantique.
Dans une autre partie de ses propos, le président tchèque s'est exprimé en ces termes : « Les pays européens sont blâmés pour leur manque d'aide, mais comment aurions-nous pu agir alors que nous n'avions pas été invités dès le départ ? Ce que nous demandons, c'est d’être traités équitablement».
Parallèlement, les dirigeants européens ont exhorté les États-Unis à revenir à la table des négociations et à mettre fin aux offensives militaires contre l'Iran.
Le mois dernier, les dirigeants français et britannique ont discuté d'efforts conjoints pour maintenir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, une voie de transit vitale pour le commerce mondial de l'énergie.
Donald Trump, frustré par le refus de ses alliés de l'OTAN d'envoyer des forces navales pour aider à rouvrir le détroit d'Ormuz, bloqué par la République islamique d'Iran depuis le début de l'agression américano-sioniste, s'en est pris au chancelier allemand.
Sur son réseau social Truth Social, il a écrit que l'Allemagne semblait ne pas s'opposer à l'accès de l'Iran à « l'arme nucléaire », affirmant que M. Merz « ne savait pas de quoi il parlait» .
Ces échanges ont finalement conduit à la décision de faire retirer les troupes américaines d’Allemagne.