Le ministère iranien des Affaires étrangères réagit aux vantardises du président américain Donald Trump, qui a affirmé que la marine américaine agissait «comme des pirates» en menant le blocus naval illégal imposé par Washington aux navires et ports iraniens.
«Le président des États-Unis a ouvertement qualifié de «piraterie» la saisie illégale de navires iraniens, se vantant sans vergogne que "nous agissons comme des pirates"», a écrit le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï dans un message publié samedi 2 mai sur X.
«Il ne s'agissait pas d'un lapsus. C'était un aveu direct et accablant du caractère criminel de leurs actions contre la navigation maritime internationale», a-t-il ajouté.
«La communauté internationale, les États membres de l’ONU et le secrétaire général des Nations unies doivent rejeter fermement toute normalisation de telles violations flagrantes du droit international», a précisé le diplomate.
Donald Trump a ordonné le 13 avril le blocus illégal des ports iraniens après avoir annoncé un cessez-le-feu de deux semaines dans les attaques non provoquées contre l'Iran.
Après l'expiration du cessez-le-feu, il a annoncé la poursuite du blocus naval en violation de ses termes.
🏴☠️🇺🇸 Aveu de Trump : nous agissons comme des pirates ; c'est un commerce lucratif
— Press TV Français (@fr_presstv) May 2, 2026
⚠️ Le président américain a admis qu'il attaque les navires commerciaux iraniens comme des pirates et a qualifié cela de commerce lucratif. pic.twitter.com/7uuRQDSF92
Le blocus a permis aux forces américaines de saisir plusieurs navires iraniens, ainsi que leurs cargaisons, leurs équipages et leurs familles.
Lundi également, M. Baghaï avait commenté la mesure, la qualifiant de « légalisation pure et simple de la piraterie et du vol à main armée en haute mer ».
«Les États-Unis doivent être tenus pleinement responsables de ce comportement effrontément illégal, qui porte atteinte au cœur même du droit international et du libre-échange international, et menace les principes fondamentaux de la sécurité maritime», avait-il dit.
En représailles, la République islamique d’Iran, qui avait déjà bloqué le détroit stratégique d'Ormuz aux ennemis et à leurs alliés en réponse à l'agression non provoquée, a commencé à imposer des contrôles beaucoup plus stricts sur cette voie navigable.
L’Iran a, en outre, protesté officiellement auprès des Nations unies contre le blocus, tout en soulignant qu'il se réserve le droit de prendre les mesures défensives appropriées en représailles.