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ExxonMobil et Chevron défient la pression de Trump pour augmenter la production pétrolière

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les géants pétroliers résistent aux pressions américaines visant à augmenter leur production pour atténuer la crise des carburants.

ExxonMobil et Chevron ont clairement défié les appels constants de la Maison-Blanche d’augmenter la production. Après la flambée des prix du pétrole et la crise énergétique mondiale déclenchée à la suite de la guerre non provoquée contre l'Iran, le président américain s’est vu dans la contrainte d’implorer les géants pétroliers de le sortir de la crise qu’il a lui-même créée.

Les groupes pétroliers américains ExxonMobil et Chevron ont annoncé des bénéfices nets en reculs au premier trimestre. Les PDG des deux compagnies restent attachés à leurs stratégies actuelles, alors même que les États-Unis sont confrontés à une hausse des coûts du carburant liée à la guerre contre l'Iran, rapporte The Financial Times.

Neil Hansen, directeur financier d'Exxon, a déclaré qu'il n'y avait aucun changement dans les opérations du Bassin Permien (qui s'étend sur l'ouest du Texas et le sud-est du Nouveau-Mexique), rappelant que l'entreprise fonctionne déjà à pleine capacité.
« Il n'est absolument pas nécessaire d'accélérer le rythme, car nous tournons déjà à plein régime », a-t-il affirmé, insistant ainsi sur l'engagement indéfectible de sa compagnie envers ses pratiques établies.

De même, Eimear Bonner, directrice financière de Chevron, a noté que la crise actuelle, provoquée par l'instabilité géopolitique, ne justifie pas de changement significatif : « La crise n'a entraîné aucune modification de nos plans », a-t-elle affirmé, clarifient que l'entreprise privilégie toujours l'amélioration de son flux de trésorerie disponible plutôt que la simple augmentation de sa production

« Vous ne vous attendez pas à ce que nous modifiions sensiblement nos plans après huit semaines de perturbations », a-t-elle poursuivi, faisant référence aux troubles persistants qui affectent l'approvisionnement mondial en pétrole.

Quelques jours après le début de la guerre non provoquée, la République islamique d'Iran a pris la décision de fermer le détroit d'Ormuz à la navigation associée aux États-Unis, à Israël et à leurs alliés ; une mesure stratégique qui a entraîné une flambée des prix de l'énergie à l'échelle mondiale. Les États-Unis ont ensuite accentué ces perturbations sur les marchés internationaux en imposant un blocus illégal aux ports iraniens.

C’est ainsi que le prix du brut a grimpé jusqu'à environ 126 dollars le baril, tandis que le prix de l'essence aux États-Unis a dépassé les 4 dollars le gallon.

Au premier trimestre de 2026, Exxon a enregistré un bénéfice net de 4,2 milliards de dollars, soit une baisse de 46 % par rapport à l'année précédente. Ce recul est principalement dû à une perte de 3,9 milliards de dollars liée à des couvertures de cargaisons non livrées. L'entreprise a également reconnu que la guerre contre l'Iran a réduit sa production mondiale d'environ 6 %.

De son côté, Chevron a annoncé un bénéfice net de 2,2 milliards de dollars, en baisse de 37 %, malgré une augmentation de sa production globale grâce à des acquisitions et à une hausse de la production dans certaines régions.

Face à la pression croissante de l'administration Trump, de hauts responsables ont dialogué directement avec les dirigeants du secteur pétrolier et gazier afin de plaider en faveur d'une augmentation des forages.

Cette échappatoire américaine s'inscrit dans la poursuite de la politique énergétique, inventée par Donald Trump il y a longtemps, caractérisée par le slogan de ce dernier « Drill Baby, Drill ! ».

Ainsi, à mesure que l'inflation persistante et la hausse du prix de l'essence menacent d'avoir des répercussions politiques, les États-Unis font face à un besoin urgent de la production nationale afin d’alléger en partie le fardeau des consommateurs américains.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV