Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a salué la « résistance exemplaire » du Liban face aux attaques militaires israéliennes et a réaffirmé le soutien indéfectible de Téhéran au pays.
Lors d’un entretien téléphonique, jeudi 30 avril, avec le président du Parlement libanais, Nabih Berri, le chef de la diplomatie iranienne a souligné que l’arrêt de l’agression israélienne contre le Liban constituait l’une des conditions posées par Téhéran pour accepter le cessez-le-feu avec les États-Unis.
Les deux hommes ont évoqué l’évolution de la situation au Liban et dans la région, les négociations irano-américaines étant menées sous l’égide d’Islamabad. Araghchi et Berri se sont entretenus aussi de plusieurs autres questions d’intérêt commun.
Ils ont fermement condamné les actes d’agression israéliens contre les pays de la région, notamment le Liban, et ont insisté sur l’urgence d’une action internationale afin de mettre un terme à la brutalité du régime sioniste, en particulier dans le sud du Liban, où les attaques ont fait des milliers de morts et de blessés, détruit des zones d’habitation et des infrastructures civiles, provoquant le déplacement de très nombreux habitants.
Abbas Araghchi a rappelé que la nécessité de mettre fin à l’agression israélienne contre le Liban faisait partie de l’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. « Cela fait partie de l’accord de cessez-le-feu irano-américain et restera une priorité pour la République islamique d’Iran à l’avenir », a-t-il déclaré.
De son côté, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a dénoncé les violations répétées du cessez-le-feu par Israël et salué la résistance du peuple libanais face à l’agression militaire israélienne.
Il a souligné la nécessité d’intensifier la pression internationale sur Tel-Aviv et de demander des comptes à Israël pour ses actes. M. Berri a également remercié l’Iran pour ses efforts en faveur du Liban.
Les deux parties ont convenu de poursuivre leurs consultations et coordinations, alors que le régime israélien poursuit ses frappes à travers le Liban, malgré la prolongation de trois semaines d’un cessez-le-feu initialement prévu pour dix jours entre le Liban et Israël.
Israël a lancé son offensive militaire contre le Liban le 2 mars, ce qui a fait au moins 2 509 morts et 7 755 blessés, et a déplacé plus de 1,6 million de personnes.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a récemment déclaré que l’armée du régime sioniste continuait de mener des frappes à l’intérieur du Liban malgré la trêve.
Le Hezbollah a fermement condamné ces déclarations, accusant Netanyahu d’imputer à tort au mouvement de résistance libanais la responsabilité de la violation du cessez-le-feu. Le mouvement a juré de poursuivre sa « réponse légitime » aux violations continues de la trêve par le régime israélien.
Selon le Hezbollah, les cas de violation israélienne du cessez-le-feu ont déjà dépassé les 500, dans les espaces terrestre, maritime et aérien du Liban, incluant des bombardements, la démolition et la destruction de maisons.