Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a catégoriquement rejeté les allégations formulées dans un communiqué du Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP) concernant les opérations de représailles menées par Téhéran dans le contexte de la guerre d’agression israélo-américaine.
Esmaïl Baghaï a souligné mercredi soir que la République islamique d’Iran demeure fermement attachée au principe de bon voisinage et respecte la souveraineté nationale des États voisins.
Le diplomate iranien a dénoncé l’implication, illégale au regard du droit international, de certains membres du CCGP dans l’agression israélo-américaine contre l’Iran.
« Malgré leurs assurances antérieures quant au respect des obligations juridiques et internationales, et leurs déclarations selon lesquelles ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leur territoire et de leurs installations pour des frappes anti-iraniennes, ces gouvernements n’ont pris aucune mesure pour enrayer ce processus et ont même participé activement à l’agression anti-iranienne », a déclaré M. Baghaï.
« Aux termes de la résolution 3314 de l’Assemblée générale des Nations Unies, ces gouvernements se sont rendus de fait complices des atrocités odieuses commises par les États-Unis et Israël contre la nation iranienne », a-t-il ajouté.
Il a également rejeté les propos du secrétaire général du Conseil de coopération du golfe Persique, Jasem Mohamed al-Budaiwi, concernant le détroit d’Ormuz, soulignant que l’Iran, en tant qu’État riverain de cette voie maritime stratégique, a adopté des mesures pratiques et appropriées de légitime défense face aux offensives américano-israéliennes et de leurs alliés, et a agi pour dissuader toute menace et agression contre sa souveraineté nationale, son intégrité territoriale et la sécurité du transit maritime.
Le porte-parole a souligné que les mesures défensives prises par l’Iran sont pleinement conformes aux principes du droit international.
M. Baghaï a également souligné que l’Iran a longtemps joué un rôle de pionnier dans l’instauration d’un climat de confiance entre les États de la région et a toujours dénoncé les positions et les attitudes qui sèment division.
Il a finalement exhorté les États membres du Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP) à prendre les mesures nécessaires pour regagner la confiance de l’Iran.
À cette fin, a-t-il déclaré, ils doivent réparer le préjudice subi par l’Iran du fait de leur implication dans les frappes aériennes américano-israéliennes et s’abstenir de toute forme de coopération ou de collaboration avec les ennemis de l’Iran.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre d’agression de grande ampleur et non provoquée contre l’Iran.
En réponse, les forces armées iraniennes ont mené une série de contre-attaques pendant 40 jours, ciblant des installations militaires américaines et israéliennes et leur infligeant des dégâts considérables.
Un cessez-le-feu de deux semaines a été négocié le 8 avril, permettant la tenue de négociations à Islamabad. L’Iran y a présenté un plan en dix points exigeant le retrait des troupes américaines et la levée des sanctions.
Malgré 21 heures de pourparlers intensifs, la délégation iranienne est rentrée à Téhéran sans accord, invoquant un manque de confiance dans les engagements américains.
Dans ce contexte de tensions, le président américain Donald Trump a annoncé un blocus naval des ports iraniens.
L’Iran a clairement indiqué que toute reprise des négociations de cessez-le-feu dépendait de la levée du blocus naval américain.
Les autorités iraniennes affirment que le maintien du blocus constitue une violation de la trêve.