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HRW condamne le projet de 334 millions de dollars du régime israélien pour étendre les colonies

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L’organisation Human Rights Watch (HRW) a condamné l’adoption d’un vaste projet d’expansion coloniale dans le Golan syrien occupé. L’ONG a qualifié cette mesure de violation flagrante du droit international, s'inscrivant directement dans la lignée des crimes de guerre.

Selon la chaîne d'information Al-Mayadeen, HRW a précisé que le cabinet du régime sioniste a approuvé un plan d’une valeur de 334 millions de dollars pour développer les colonies de peuplement dans cette région occupée.

 Ce rapport souligne que cette action intervient alors que les forces d'occupation ont franchi la « ligne de séparation des forces » établie en 1974, amorçant, selon l'organisation, un processus de déplacement forcé des habitants des villages syriens.

L’organisation a insisté sur le fait que la décision de transférer des milliers de colons vers le Golan occupé est un signe manifeste de l’intention du régime occupant de commettre des violations majeures, pouvant être qualifiées de « crimes de guerre ». 

Selon les détails du plan, des milliers de nouveaux colons sionistes devraient être installés dans la région, et environ 3 000 familles devraient s’y établir d’ici 2030. 

Par ailleurs, le développement de la colonie de Katzrin, en tant que première grande colonie de peuplement dans cette région, est également à l’ordre du jour.

HRW a rappelé que le transfert de populations civiles vers des territoires occupés constitue une violation flagrante du droit international et aura de graves conséquences pour les habitants syriens de la région, déjà confrontés à des années de déplacement et de restrictions.

Human Rights Watch a appelé l’Union européenne et les États-Unis à prendre des mesures concrètes en réponse à ces politiques, notamment la suspension des accords commerciaux avec Israël et l’arrêt des livraisons d’équipements militaires.

Cela survient alors que l’expansion continue des colonies suscite une vague d'indignation internationale. 

Précédemment, Ibrahim Alibi, représentant permanent de la Syrie auprès du Conseil de sécurité, avait accusé le régime sioniste de violer systématiquement la souveraineté syrienne. Il a souligné que les forces d’occupation ont outrepassé les limites fixées par l’accord de 1974 pour avancer vers des zones stratégiques comme le mont Jabal al-Cheikh, qualifiant cette action de violation flagrante du droit international.

Ces derniers mois, les incursions militaires du régime dans le sud de la Syrie, notamment à Quneitra et Deraa, sont devenues quasi quotidiennes. Ces opérations s’accompagnent d’arrestations arbitraires de civils et de l’installation de postes de contrôle, exacerbant la colère des populations locales. 

L'armée du régime sioniste pénètre régulièrement en territoire syrien, menant des frappes aériennes meurtrières contre les infrastructures et les civils. 

À la suite de l’effondrement du gouvernement de Bachar al-Assad le 8 décembre 2024, le régime sioniste a unilatéralement proclamé la fin de l’accord de séparation des forces de 1974. 

De son côté, Damas a appelé à plusieurs reprises à la fin de ces violations et agressions contre sa souveraineté nationale.

Les citoyens syriens soulignent que la poursuite de ces actions constitue un obstacle sérieux au retour de la stabilité dans le pays.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV