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130 000 sites civils visés lors de la guerre israélo-américaines : Téhéran dénonce des crimes contre l’humanité

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Cette photo publiée le 7 avril 2026 montre les conséquences d’une attaque américano-israélienne contre une voie ferrée dans la province d’Alborz. Le pont détruit a été réparé en quelques jours. ©SNN

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des Affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a condamné les frappes menées par les États-Unis et Israël contre 130 000 infrastructures civiles, y compris des zones résidentielles, des hôpitaux et des écoles, lors de la récente guerre d’agression contre l’Iran, les qualifiant de crime de guerre et de crime contre l’humanité.

« Si ce sont là des agissements représentant une civilisation dont les États-Unis et l’Occident se vantent, et celle même qu’ils tentent d’imposer aux autres sous couvert de démocratie, de droits de l’homme et de leur mode de vie, il faut dire que les nations du monde les rejettent », a déclaré le diplomate iranien, lors de sa rencontre avec la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, ce mercredi 29 avril à Téhéran.

Il a déploré le fait qu’il ne reste que « de mots creux » du droit international et du droit international humanitaire, affirmant que Washington et le régime de Tel-Aviv n’accordent aucun respect pour ces cadres juridiques.

En outre, M. Gharibabadi a critiqué les organisations internationales pour leur refus de condamner l’offensive américano-israélienne contre l’Iran et pour leur incapacité à prendre des mesures concrètes afin de mettre un terme aux actes criminels des agresseurs.

D’après ses termes, certains pays riverains du golfe Persique ont apporté leur soutien à l’agression militaire anti-iranienne, en mettant leur territoire, leurs infrastructures et leurs installations militaires à la disposition de la coalition américano-israélienne.

« Sur la base de ce soutien documenté, certains pays voisins ne peuvent être considérés comme impartiaux et sont légalement parties prenantes à l’agression. L’Iran n’a eu d’autre choix que de répondre de manière proportionnée aux attaques lancées depuis ces États pour assurer sa défense et sa sécurité », a-t-il souligné.

Il a noté que les ennemis de l’Iran ont commis une grave erreur de calcul quant à la résistance et à la détermination du peuple iranien, héritier d’une civilisation ancienne.

Kazem Gharibabadi a ajouté que les agresseurs, qui se vantent de leurs massacres, se trouvent parmi ceux qui doivent le plus scrupuleusement respecter les principes du droit international humanitaire.

« Toutes les mesures prises par l’Iran relevaient de la légitime défense et visaient à protéger la nation et le territoire », a-t-il indiqué.

Pour sa part, la présidente du CICR a exposé les objectifs de son déplacement en Iran et les points abordés lors de ses rencontres avec les responsables iraniens.

Mirjana Spoljaric a mis l’accent sur la nécessité pour les parties belligérantes de respecter le droit international humanitaire en période de conflit armé, se disant favorable à une cessation des hostilités par la voie diplomatique et à la promotion de la paix, de la stabilité et du calme en Asie de l’Ouest.

Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre illégale et non provoquée contre la République islamique d’Iran, assassinant le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts responsables et commandants militaires.

En riposte, les forces armées iraniennes ont mené pendant quarante jours des frappes décisives contre des cibles militaires américaines et israéliennes, causant des dégâts considérables.

Une trêve de deux semaines a été conclue le 8 avril, permettant l’ouverture de négociations à Islamabad, où l’Iran a présenté un plan en dix points prévoyant notamment le retrait des troupes américaines de la région et la levée des sanctions.

Malgré près de 21 heures de négociations et d’efforts diplomatiques, les exigences excessives des États-Unis ont empêché la conclusion d’un accord.

Dans ce climat de tensions, le président américain Donald Trump a annoncé un blocus naval du détroit d’Ormuz, sous prétexte d’intercepter les navires qui ont payé des droits de transit à l’Iran.

Téhéran a clairement indiqué que tout retour à la table de négociations dépend de la levée de ce blocus naval qui constitue une violation de la trêve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV