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La piraterie et le banditisme maritimes persistants des États-Unis contre l’Iran se heurteront à une riposte concrète et sans précédent

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

La piraterie et le banditisme maritimes persistants menée par les États-Unis contre l’Iran, sous la forme d'un soi-disant « blocus naval », se heurteront bientôt à une « action militaire concrète et sans précédent », a déclaré une source sécuritaire iranien de haut rang, lors d’une interview accordée à Press TV, mercredi 29 avril.

Toute patience a une limite, a indiqué la source. Les forces armées iraniennes, sous le commandement du quartier général Khatam al-Anbiya, apporteront une riposte ferme si Washington maintient son blocus naval illégal du détroit d'Ormuz.

« Les États-Unis n’ont pas face à eux, un adversaire passif ou prévisible et nous l’avons prouvé lors des récentes agressions imposées », a-t-il affirmé.

Dans la foulée, il a expliqué que l'Iran a réussi à neutraliser et à discréditer toutes les options américaines grâce à la résistance exemplaire de son peuple et de ses forces armées, et au leadership sage, courageux et déterminé du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei.

Cette source a indiqué que la retenue dont ont fait preuve jusqu'à présent les forces armées iraniennes s’inscrivait dans le cadre des efforts de la République islamique de donner une chance à la diplomatie, permettant ainsi aux États-Unis de prendre connaissance des conditions posées par l'Iran pour une fin de guerre définitive et de les accepter.

Cette pause, a-t-il ajouté, avait pour but d’accorder au président américain, Donald Trump, l'opportunité de sortir les États-Unis du bourbier actuel.

Toutefois, si l'obstination et les illusions américaines persistent et que les conditions de la République islamique sont rejetées, le responsable iranien a averti que l'ennemi devait s'attendre prochainement à une riposte d'un tout autre ordre au blocus naval actuel qui s'apparente au banditisme maritime.

Il a par ailleurs évoqué les répercussions économiques de la fermeture du détroit d'Ormuz et du maintien du blocus naval, ce qui, en substance, constitue un acte de banditisme maritime mené par les États-Unis.

Tout en reconnaissant que de tels actes pourraient affecter n’importe quel pays, y compris l'Iran, la source a souligné que l'expertise acquise par la République islamique depuis des décennies pour contourner les sanctions, la longueur de ses frontières terrestres s'étendant sur des milliers de kilomètres ainsi que ses mesures préexistantes pour contrer les sièges maritimes rendent le pays bien plus résistant aux pressions économiques que les États-Unis.

Cette source sécuritaire de haut rang a notamment établi un contraste entre l'opinion publique iranienne et celle des Américains, indiquant que la population iranienne tient les États-Unis pour responsables de la situation actuelle, tandis que les Américains ne soutiennent pas leur propre gouvernement, le tenant pour responsable de la guerre non provoquée contre l'Iran et de ses répercussions.

Cette même source a par ailleurs averti que le blocus et la fermeture du détroit d'Ormuz par les États-Unis pourraient, à terme, nuire davantage aux États-Unis qu'à l'Iran, et qu'une riposte décisive est jugée nécessaire par le haut commandement militaire afin de discréditer définitivement cette dernière option américaine.

La coalition américano-israélienne a lancé une guerre d'agression illégale et non provoquée contre la République islamique d’Iran, le 28 février, en pleines négociations nucléaires, ce qui a entraîné une forte riposte iranienne.

Près de 60 jours après le déclenchement de cette guerre imposée à l'Iran, les États-Unis cherchent une issue, ayant essuyé de lourdes pertes tant sur le champ de bataille que lors des négociations.

La semaine dernière, après la fin du cessez-le-feu de deux semaines, Trump l'a prolongé unilatéralement pour une durée indéterminée. Depuis, son administration mène des discussions secrètes avec le Pakistan afin de reprendre les négociations avec l'Iran, laissant entendre qu'il souhaite sortir de l'impasse.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV