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Reza Pahlavi est un incapable séducteur sans aucune aptitude à diriger quoi que ce soit, selon un ancien agent de la CIA

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Reza Pahlavi, fils du Shah déchu d’Iran

L’ancien officier de la CIA, John Kiriakou, n’a pas mâché ses mots pour dénigrer publiquement Reza Pahlavi, fils du Shah déchu d’Iran allant jusqu’à le qualifier de « playboy » qui « n’est pas qualifié pour diriger quoi que ce soit ».

« C’est un playboy. Il a eu une liaison avec la femme de son frère », a-t-il dit lundi 27 avril dans l’émission de Tucker Carlson.

« En fait, son frère s’est tourné vers la drogue et s’est suicidé », a poursuivi Kiriakou, en faisant référence au cas d’Alireza Pahlavi, le fils cadet du Shah, qui s’est donné la mort aux États-Unis en janvier 2011 à l’âge de 44 ans après une longue bataille contre la dépression, comme l’avait indiqué sa famille à l’époque.

Leila Pahlavi, la sœur de Reza, serait morte d’une overdose en 2001 dans une chambre d’hôtel à Londres, à l’âge de 31 ans.

Kiriakou a également indiqué que l’épouse de Reza Pahlavi « entretient actuellement une liaison très publique avec son entraîneur personnel ».

« La presse parisienne s’en donne à cœur joie et publie constamment des photos d’eux deux », a-t-il dit, avant d’ajouter : « C’est humiliant dans n’importe quelle culture, et a fortiori dans une culture iranienne censée être très pieuse, très musulmane ».

Kiriakou a évoqué des propos de Reza Pahlavi, notamment ceux récemment prononcés dans le podcast de Patrick Bet-David, selon lesquels il ne comptait pas retourner en Iran. « Il a construit sa vie ici, il est très riche, ses enfants sont Américains et il n’a aucune raison de retourner en Iran », a poursuivi l’ancien agent de la CIA.

« Alors, pourquoi parle-t-on de vous, dans ce cas ? », a ironisé Kiriakou.

Reza Pahlavi vit hors d’Iran depuis près de cinq décennies, et ses critiques tournent en dérision l’idée qu’il puisse sérieusement prétendre à un rôle de leadership futur en Iran.

Dans une récente vidéo adressée aux groupes ethniques d’Iran, il a mentionné le Baloutchistan, le Kurdistan, puis « l’Azerbaïdjan occidental », illustrant une méconnaissance de la composition démographique du pays — cette province ne représentant qu’une fraction des régions majoritairement turcophones.

Selon un article du New York Times publié plus tôt ce mois-ci, de hauts responsables américains ont informé le président américain Donald Trump que l’illusion de « changement de régime » en Iran du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu — dans lequel Reza Pahlavi était supposément considéré comme candidat idéal — était « ridicule ».

Le journal américain a ajouté que les émeutes violentes ayant secoué l’Iran en décembre dernier — pendant lesquelles Trump avait lancé sa promesse devenue célèbre, « l’aide est en route », aux manifestants pro-Pahlavi — faisaient en réalité partie d’un plan d’attaque militaire.

Revenant à des considérations plus larges de politique étrangère, Carlson a interrogé Kiriakou sur la manière dont un président évalue les conséquences d’une déclaration de guerre, faisant référence à l’agression militaire non provoquée de Donald Trump contre l’Iran le 28 février.

Kiriakou a indiqué avoir entendu dans le golfe Persique et en Europe des plaintes d’alliés américains affirmant ne pas avoir été consultés.
« Ils ont simplement été entraînés dans cette voie », a-t-il dit. « La seule consultation apparente concernait les Israéliens, et ces derniers voulaient vraiment que cela aboutisse ».

Carlson a ensuite demandé si le fait de tenir à l’écart les alliés européens reflétait les priorités d’Israël.

« Je déteste le dire, mais oui, en effet », a répondu Kiriakou. Reconnaissant qu’Israël est un allié proche des États-Unis, il a ajouté : « Parfois, j’ai le sentiment que nous agissons dans l’intérêt d’Israël plutôt que dans notre propre intérêt. Je pense que c’est le cas ici ».

D’après ses termes, les Israéliens « s’emportent naturellement contre les Irlandais, les Espagnols ou les Italiens », mais les États-Unis devraient les laisser « se défouler » puis agir selon leurs propres intérêts. « Or j’ai l’impression que ce n’est pas ce que nous faisons. Nous exécutons les desiderata d’Israël », a-t-il conclu.

À noter que les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février une guerre illégale et non provoquée contre la République islamique d’Iran, assassinant le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts responsables et commandants militaires.

En représailles, dans le cadre de l’opération Vraie Promesse IV, les forces armées iraniennes ont mené, des vagues de frappes de missiles et de drones contre les intérêts américains en Asie de l’Ouest et les positions sensibles et stratégiques israéliennes dans les territoires occupés.

Le 8 avril, au quarantième jour du conflit, un cessez-le-feu de deux semaines négocié par le Pakistan est entré en vigueur. Le 22 avril, quelques heures avant l’expiration prévue de la trêve, Donald Trump l’a prolongée unilatéralement.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV